jeudi 11 juin 2026

Choderlos de Laclos | Les Liaisons dangereuses | 4 parties en 2 volumes in-12 brochés non rognés. Edition peu commune portant le millésime 1788.


Choderlos de Laclos

Les Liaisons dangereuses, ou lettres recueillies dans une Société, et publiées pour l’instruction de quelques autres. Par M. C….. de L… Première (Deuxième, Troisième et Quatrième) partie.

A Amsterdam, et se trouve à Paris, chez Durand, Neveu, libraire, à la Sagesse, rue Galande. M. DCC. LXXXVIII. (1788).

4 parties brochées en 2 volumes in-12 (180 x 106 mm – Hauteur des marges : 180 mm) de 160, 155, 148 et 159 pages. Non rogné. Couverture en papier à la colle bleu de l'époque. Manques importants de papier sur les dos des couvertures, plats de couverture en bon état. Intérieur collationné complet. Quelques légères salissures et rousseurs sans gravité. Mouillure saine à quelques feuillets de la quatrième partie. Petite fissure de papier à deux feuillets, sans manque.

Nouvelle édition.











Tirage paru 6 ans après l'édition originale de 1782 et les autres tirages portant cette date.

La bibliographie de référence concernant les éditions des Liaisons dangereuses portant le millésime 1782 a été écrite en 1963 par Max Brun et tirée à part de la revue "Le Livre et l'Estampe" (n°33 - Premier numéro de 1963). Cette petite plaquette au format in-8 (22 x 14 cm env.) se compose de 64 pages dont 1 tableau dépliant et quelques reproduction de pages de titres en fac-similés. Comme sont titre l'indique, cette étude s'attache à répertorier en détail les différents tirages et éditions portant la date de 1782. Néanmoins, à la fin, l'auteur cite et donne quelques intéressantes informations sur d'autres éditions postérieures portant les dates de 1787, 1792 et 1796. Rien n'est dit cependant concernant cette édition portant le millésime de 1788. Nous avons donné le descriptif complet et précis de cette édition dans un article publié en 2018 sur le Bibliomane moderne.

L'édition portant le millésime de 1788 est de format in-12 (environ 180 mm) et est très éloignée de toutes les éditions de 1782 décrites par Max Brun. Cette édition a-t-elle été donnée par Durand Neveu ou s'agit-il d'une contrefaçon ? Nous ne savons pas. Une comparaison minutieuse des ornements permettrait sans doute de se faire une idée. Les exemplaires datés 1788 selon notre description semblent peu communs. Le Catalogue Collectif des Bibliothèques de France en conserve peut-être un exemplaire (mais sans pagination détaillée ce qui ne nous permet pas d'être affirmatifs sur le fait qu'il s'agit de la même édition). Il faut donc se résoudre à penser qu'il existe des dizaines de tirages des Liaisons dangereuses parus entre 1782 et 1788, sur un même modèle (4 partie in-12 ou petit in-12 avec disposition identique ou quasi identique des pages de titre). Max Brun ne s'est attaché qu'au millésime 1782 et aux millésimes particuliers (complètement différents) de 1787, 1792 et 1796. Une nouvelle édition regroupant l'ensemble des tirages parus jusqu’à la fin du XVIIIe siècle serait à entreprendre (Choderlos de Laclos. Description matérielle de l'édition des Liaisons Dangereuses portant le millésime 1788 "A Amsterdam et se trouve à Paris, chez Durand neveu". Par Bertrand Hugonnard-Roche, 2018, in Le Bibliomane Moderne)

"Bible du libertinage pour certains, le livre s'impose surtout comme chef-d’œuvre du roman d'analyse, comme un des romans les plus abstraits et les plus intelligents. Aussi l'audace des Liaisons Dangereuses ne consiste-t-elle ni dans la débauche facile au langage cru, ni dans la perversité au premier degré ou la jouissance de faire le mal propre à Sade, mais dans l'art de dire ou plutôt de l'écrire pour un connaisseur admiratif et un peu vexé, placé en position de voyeur comme le lecteur" (Laurent Versini, BnF, En français dans le texte , n° 174).






Ce roman épistolaire retrace les aventures amoureuses de la marquise de Merteuil et de son ancien amant, le vicomte de Valmont. La marquise, voulant se venger d’un amant infidèle alors promis à la fille d’une cousine, Cécile de Volanges, fait en sorte que le Vicomte déshonore cette dernière avant le mariage. Ce que le Vicomte accomplit, alors même qu’il tente de séduire une femme reconnue pour sa vertu : la présidente de Tourvel. Celle-ci tente de rester fidèle à son époux mais le Vicomte parvient à la piéger pour la faire mourir d’amour. Cécile de Volanges, quant à elle, est amoureuse du chevalier Danceny, son maître de solfège. Mais, la marquise de Merteuil le prend pour amant, par toutes sortes d'intrigues. Elle provoque ainsi un duel entre le Vicomte de Valmont, qui cherche à retrouver ses faveurs - déstabilisé par ses mésaventures dues à Cécile de Volanges et Tourvel -, et le jeune chevalier Danceny, qui parviendra à tuer le Vicomte, tourmenté de regrets d’avoir condamné la présidente de Tourvel. Il remet alors au chevalier toute la correspondance qu’il a tenue avec la marquise de Merteuil afin que celle-ci soit révélée non comme une femme des plus vertueuses de tout Paris, ainsi qu'elle le laissait croire, mais comme une dangereuse intrigante.



Bon exemplaire de ce chef d'œuvre de la littérature romanesque du XVIIIe siècle dans ce tirage peu commun de 1788.

Exemplaire à toutes marges, non rogné, qui mérite les honneurs d'une reliure de qualité.

Prix : 500 euros