René BOYLESVE | René LELONG, illustrateur
LA LEÇON D'AMOUR DANS UN PARC. Compositions et ornements de René Lelong.
Librairie de la Collection des Dix, Veuve Romagnol, A. Ciavarri, directeur, 1923
1 volume in-4 (27 x 21 cm) de 158-(1) pages. Avec 20 illustrations hors-texte en couleurs, 20 têtes de chapitres en noir à l'eau-forte, 20 ornements et 20 lettrines en noir et or, couverture illustrée polychrome.
Tirage à 300 exemplaires seulement.
CELUI-CI UN DES 150 EXEMPLAIRES SUR VELIN DE CUVE. (n°150).
Les exemplaires sur vélin de cuve sont annoncés avec un seul état des hors-texte et des vignettes. Notre exemplaire contient, relié à la fin du volume, 2 états des hors texte (l'un en noir et l'autre en sanguine, et 1 état des vignettes en sanguine). En réalité cela correspond aux 25 exemplaires tirés sur vélin contenant les mêmes états des gravures que les exemplaires sur Japon (100 ex.).
ON JOINT :
LES NOUVELLES LEÇONS D'AMOUR DANS UN PARC. Compositions et ornements de René Lelong.
Librairie de la Collection des Dix, Veuve Romagnol, A. Ciavarri, directeur, 1930
1 volume in-4 (27 x 21 cm) de 135-(1) pages. Avec 18 illustrations hors-texte en couleurs, 7 têtes de chapitres en noir à l'eau-forte, ornements et lettrines en noir et or, couverture illustrée polychrome.
Tirage à 301 exemplaires seulement.
CELUI-CI UN DES 150 EXEMPLAIRES SUR VÉLIN DE CUVE. (n°192).
Les exemplaires sur vélin de cuve sont annoncés avec un seul état des hors-texte et des vignettes. Notre exemplaire contient, relié à la fin du volume, 2 états des hors texte (l'un en noir et l'autre en sanguine, et 1 état des vignettes en sanguine). En réalité cela correspond aux 25 exemplaires tirés sur vélin contenant les mêmes états des gravures que les exemplaires sur Japon (100 ex.).
Ensemble de 2 volumes reliés à l'identique par Jean Lambert vers 1930. Reliure plein maroquin vert sombre, dos à quatre nerfs sautés, auteur et titre dorés dans les caissons, tête dorée, non rogné, couvertures conservées (parfait état), Encadrement intérieur de maroquin fileté d'or, doublures et gardes de papier décoré caillouté. Etui double bordé de maroquin vert sombre également. Très bel état. Fines reliures de l'époque signées Jean Lambert.
"Une des meilleures illustrations de l'artiste, qui a rendu agréablement le texte de l'auteur ; l'ouvrage est très coté" (Carteret, IV, 80).
La Leçon d'amour dans un parc et Les Nouvelles Leçons d'amour dans un parc forment un diptyque très particulier dans l'œuvre de René Boylesve : un hommage moderne à l'esprit libertin du XVIIIᵉ siècle, mais filtré par une sensibilité fin de siècle faite d'ironie, de psychologie et de nostalgie. Le premier paraît en 1902, le second en 1924 et reprend le personnage de Jacquette devenue adulte. L'action se déroule dans le parc d'un château tourangeau, celui des Chamarande, monde aristocratique raffiné, presque hors du temps, qui évoque les décors de Jean-Honoré Fragonard ou de Antoine Watteau.
Au centre du récit apparaît une statue de Cupidon, représenté avec une sensualité provocante. Son installation dans le parc trouble les habitants du château : chacun projette sur cette figure ses désirs, ses souvenirs ou ses frustrations. Le second livre reprend Jacquette quelques années plus tard. Elle n'est plus l'enfant spectatrice : elle devient elle-même actrice de la comédie amoureuse. Le roman est construit comme une série d'épisodes autour de son apprentissage sentimental. Avec ces deux Leçons d'amour, Boylesve compose peut-être son œuvre la plus XVIIIᵉ siècle : une pastorale libertine tardive, écrite après Première Guerre mondiale comme le souvenir d'un monde disparu.
Derrière les scènes légères se cache une méditation profonde : l'amour est la seule force qui éduque vraiment les êtres, précisément parce qu'il échappe toujours aux leçons qu'on prétend lui donner. C'est ce mélange de grâce, de sensualité discrète et de philosophie souriante qui explique pourquoi ces deux textes furent parmi les plus recherchés par les illustrateurs bibliophiliques du XXᵉ siècle (notamment Sylvain Sauvage, Pierre Brissaud, Carlègle ou Paul-Émile Bécat).
René Lelong (1871-1933) qui s'exécure ici, à la manière d'un Watteau ou d'un Fragonard, a réalisé des affiches publicitaires et illustré de nombreux livres et textes, notamment dans la collection Nelson ou les revues Je sais tout, l’Illustration et Fémina. Il fait partie en 1925 du jury pour le Concours du grand prix Gustave Doré, aux côtés de Georges Auriol, Carlègle, Maxime Dethomas, Raymond Escholier, Abel Faivre, Renefer, Roubille, Clément Serveau et René Vincent. Ses illustrations sont très sensuelles, totalement imprégnées de l'idéal sentimentaliste du XVIIIe siècle tel qu'on l'image dans les milieux aristocratiques français.
Les reliures de Jean Lambert sont assez rares. Il était installé au 50 de la rue Sainte-Anne puis au 38 de la rue l'Arcade à Paris. Il a exercé de 1935 à 1955. Ancien élève de l'Ecole Estienne il eut notamment Robert Bonfils comme professeur. Fléty indique que ses débuts dans la profession furent assez prometteur mais que sa personnalité ne parvint pas cependant à s'imposer nettement et qu'il abandonna le métier (Fléty, 103). Ses reliures sont pourtant exécutées avec une grande finesse et dignes des meilleurs relieurs de son époque.
SUPERBE EXEMPLAIRE.
Prix : 1 350 euros




















































