BUSSY-RABUTIN, [Roger de Rabutin, comte de Bussy, dit]
LES LETTRES DE MESSIRE ROGER DE RABUTIN, COMTE DE BUSSY, Lieutenant Général des Armées du Roi, et Mestre de Camp Général de la Cavalerie française et étrangère. Nouvelle édition. [Première-Quatrième partie].Suivi de :
NOUVELLES LETTRES DE MESSIRE ROGER DE RABUTIN, COMTE DE BUSSY, Lieutenant Général des Armées du Roi, et Mestre de Camp Général de la Cavalerie française et étrangère. Avec les réponses.
Reliure plein veau brun de l'époque marbré à l'acide, dos à nerfs richement ornés, pièces de titre et tomaison de maroquin rouge, tranches rouges. Coins émoussés. Extrémité des coiffes arrachées (voir photos). Papier plus ou moins teinté. Exemplaire frais.
Très bonne édition de 1720-1727 parue à Paris chez Delaulne.
On trouve un très grand nombre de lettres dans cette riche correspondance de Bussy-Rabutin. Exilé sur ses terres de Bourgogne à Bussy pendant près de dix-sept années à cause de son libertinage et surtout à cause de son Histoire amoureuse des Gaules (1665) qui circula en manuscrit et imprimée pendant toute la seconde moitié du XVIIe siècle, pour la plus grande fureur de Louis XIV qui ne lui pardonna jamais d’avoir chansonné les amours du Roi, Bussy-Rabutin se livre ici dans son intimité. Mais ce qu’il y a de plus remarquable sans aucun doute dans cette correspondance, c’est qu’on y trouve aussi les réponses des nombreux correspondants du comte, fait rare dans l’édition des correspondances anciennes qui sont parvenues jusqu'à nous. On y retrouve notamment la plus célèbre de ses correspondantes, la marquise de Sévigné, Marie de Rabutin Chantal. On sait que c’est le fils de Roger de Rabutin qui édita en partie avec le Père Bouhours la correspondance de Bussy (1697-1709 pour la première édition complète). C’est également le fils de Roger de Rabutin qui communiqua les manuscrits des premières lettres publiées de la marquise de Sévigné, quelques années plus tard.
Provenance : Ex libris gravé armorié du cabinet de M. le Duc de Chaulnes. Etiquette gravée et manuscrite : Luynes. Au verso du premier feuillet de garde du premier volume on peut lire d'une écriture ancienne à la plume : "d'Albert Seigneur d'Ailly, de Chaulnes, de Picquigny de gueules à deux rameaux ou branches d'alizier d'argent, passées en sautoir chargé du haut d'un écusson d'or au lion de gueules couronné de même, au chef échiqueté d'argent et d'azur de trois traits.". Il s'agit ici de Michel-Ferdinand d’Albert d’Ailly, duc de Chaulnes, pair de France, vidame d’Amiens, chevalier des Ordres du Roi, lieutenant général de ses armées, gouverneur et lieutenant général pour Sa Majesté en la province de Picardie, et pays reconquis d’Artois, gouverneur particulier des villes et citadelles d’Amiens et de Corbie, et capitaine-lieutenant des chevau-légers (1714-1769). La vente de la bibliothèque parisienne du duc de Chaulnes, qui eut lieu en 35 vacations, du lundi 19 mars au mardi 15 mai 1770, produisit 41.123 livres : Catalogue des livres manuscrits et imprimés, et des estampes, de la bibliothéque [sic] de M. le duc de Chaulnes (Paris, Le Clerc, 1770, in-8, n°2349 de cette vente, adjugé 9 livres). Très intéressante provenance quand on sait les lettres échangées entre Bussy-Rabutin, la marquise de Sévigné et d'autres correspondants, les duc de Chaulnes étant plusieurs fois cités. A propos du duc de Chaulnes bibliophile, consulter : « Le Duc de Chaulnes, entre la guerre et les sciences », sur Histoire de la bibliophilie, 21 octobre 2014.
Prix : 1.500 euros


























































