mardi 17 janvier 2017

Le Livre Moderne d'Octave Uzanne, revue du monde littéraire et des Bibliophiles contemporains (1890-1891). 1 des 1.000 exemplaires sur papier vergé des Vosges. Très bel exemplaire en maroquin décoré de Pétrus Ruban.


Octave UZANNE - Félicien Rops, Albert Robida, etc., illustrateurs

LE LIVRE MODERNE, Revue du monde littéraire et des Bibliophiles contemporains, publiée par Octave Uzanne. Premier volume (janvier-juin 1890). Deuxième volume (juillet-décembre 1890). Troisième volume (janvier-juin 1891). Quatrième volume (juillet-décembre 1891). Table (1892).

Paris, Maison Quantin, 1890-1891

4 volumes grands in-8 (24 x 16,5 cm), 431, 399, 384, 384 et 155 pages pour la table. Nombreuses illustrations hors-texte.

Reliure de l'époque demi-maroquin havane à coins, dos lisses ornés mosaïqués (reliure signée Pétrus RUBAN). Excellent état, reliures très fraîches à l'état proche du neuf. Légers frottements. Intérieur immaculé (quelques feuillets en contact avec les couvertures acides ont bruni). Toutes les couvertures de livraison illustrées ont été reliées à la fin de chaque volume, à l'état de neuf. Le volume de table publié en 1892 part Michel Mourlevat a été relié à la fin du dernier volume (bien complet des couvertures).



ÉDITION ORIGINALE.

TIRAGE A 1.000 EXEMPLAIRES SUR PAPIER VERGÉ DES VOSGES.

Le détail du tirage est le suivant : 1.000 ex. sur papier vergé des Vosges ; 20 ex. sur papier du Japon ; 15 ex. sur papier de Chine et 15 ex. sur papier Whatman. Les 50 ex. de luxe sont les seuls à être enrichis d'estampes supplémentaires.

La reliure "luxe" qui recouvre cet exemplaire est une reliure "éditeur" dans le sens où Pétrus Ruban a relié presque tous les exemplaires du tirage de luxe (nous avons pu en consulter d'autres). Pétrus Ruban a également relié les exemplaires de luxe de la revue L'Art et l'Idée publiée par Octave Uzanne en 1892 (2 volumes).



Cette revue succède directement aux 10 années du Livre dirigé par Octave Uzanne de 1880 à 1889. Cette nouvelle revue, dans un format plus ramassé, plus artistique encore que la précédente, est avant tout une revue critique sur la littérature des années 1890 et 1891. Octave Uzanne, comme il l'a souligné lui-même, s'est fait beaucoup d'ennemis avec cette revue et le ton très libre qui la sert à chaque page. Octave Uzanne a été aidé dans on oeuvre par le dévoué érudit et ex-communard Bernard-Henri Gausseron. L'ensemble des 4 volumes est un panorama complet des belles lettres françaises pendant ces 2 années. Zola et les naturalistes sont étrillés comme jamais ! Les symbolistes et certains auteurs émergent de la foule des auteurs jugés sans intérêt par Octave Uzanne. C'est encore une fois (avec l'Art et l'Idée) une revue d'art et d'idées qui montre tout le talent de directeur artistique d'un Octave Uzanne intransigeant et esthète sans concession.



TRÈS BEL EXEMPLAIRE DE CET OUVRAGE PEU COMMUN EN RELIURE DE PETRUS RUBAN.

Prix : 1.400 euros

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Rarissime Notice sur la marquise de Créquy (1855) imprimée à seulement 25 exemplaires. Superbe exemplaire relié en maroquin décoré de Fauconnier.


PERCHERON (Achille)

NOTICE SUR LA MARQUISE DE CREQUY.

Paris, 1855 [Imprimerie de Gustave Gratiot, 30, rue Mazarine, Paris]

1 volume in-12 (18 x 12 cm) de 86 pages. Portrait de la marquise de Créquy (avec armoiries) tiré sur papier de Chine en frontispice. Papier vélin.

Reliure de l'époque plein maroquin vert, dos à nerfs avec filets dorés en encadrement des caissons, plats richement décorés d'un encadrement de filets dorés et jeu de filets entrecroisés en losanges occupant le centre des plats, double-filet doré sur les coupes, encadrement intérieur de maroquin avec jeu de roulettes dorées, doublure et gardes de papier peigne, tranches dorées. A noter que sur les plats il a été teinté en noir un encadrement délimité par deux filets minces (imitant ainsi la mosaïque de cuir). Reliure signée FAUCONNIER dans la dentelle intérieure (partie haute du premier contre-plat).

ÉDITION ORIGINALE RARISSIME.

TIRAGE UNIQUE A 25 EXEMPLAIRES SEULEMENT.

Celui-ci ne porte pas de numéro.



Renée-Caroline-Victoire de Froullay de Tessé, Marquise de Créquy, née au Château de Montflaux à Saint-Denis-de-Gastines le 19 octobre 1714 et morte à Paris le 3 février 1803, est une femme de lettres française célèbre par son esprit. Elle se marie le 18 mai 1737, à la chapelle de l'hôtel de Lesdiguières, 10 rue de la Cerisaie, dans le IVe arrondissement de Paris, avec Louis de Blanchefort de Créquy, marquis de Créquy 1686-1741 (l'hôtel de Lesdiguières disparut en 1878). Leur fils est Charles-Marie de Créquy. Elle perd son mari dès 1741. Ses salons furent longtemps, et sous les régimes les plus différents, le rendez-vous de la bonne société. Les savoureux Souvenirs de la Marquise de Créquy, censés être de sa plume, semblent dus plutôt à celle de Maurice Cousin de Courchamps, ou du moins c'est à ce dernier, qui en brodant sur la trame de banals souvenirs véridiques, que nous devons les parties les plus géniales. Leur témoignage sur la noblesse du règne de Louis XV vient souvent contredire la mythologie forgée par les familles arrivées de la Monarchie de Juillet. On y voit défiler des personnages de grande et petite noblesse comme Madame de Maintenon ou Madame d'Urfé, des personnalités comme Voltaire ou Jean-Jacques Rousseau, mais aussi des aventuriers du XVIIIe comme le Comte de Saint-Germain, le Comte de Cagliostro, Casanova ou le Chevalier de Saint-George. Se fondant sur les références aux sources fictives citées par l'auteur pour appuyer ses dires, Quérard y voit un document apocryphe. Toujours est-il qu'on a là une fresque précise et colorée, à la fois légère et profonde, toujours juste et spirituelle, de la haute société de la fin de l'Ancien Régime. Contrairement à Saint-Simon, ou à La Bruyère, il n'y a chez Victoire de Froulay aucune aigreur ; le ton de conversation de sa plume, perlé d'une verve légère, toujours très juste, est sans doute le même que celui qui faisait de son salon l'un des plus recherchés de Paris. (source : Wikipédia).

Achille Percheron était le fils de l'exécuteur testamentaire de la marquise de Créquy.

Bien que de peu de pages, cet opuscule est très important puisqu'il dénonce la supercherie concernant la publication des soi-disant Souvenirs de la marquise de Créquy publiés pour la première fois en 18534-1835 puis en 1855 (10 tomes in-18). Ces souvenirs ont été en réalité rédigés par Cousen, comte de Courchamps.

Le relieur Fauconnier, bien qu'à l'évidence un très-habile relieur de son temps, ne figure pas dans le Dictionnaire de Fléty.

Références : Le Quérard, Archives d'histoire littéraire, n°650 ; Bibliographie de la France, 1855, p. 474, n°4180 (qui indique bien un tirage à 25 exemplaires) ; localisation : (Bnf, Réserve et BM de Moulins, Allier).

SUPERBE EXEMPLAIRE FINEMENT RELIÉ A L'ÉPOQUE.

Prix : 1.200 euros

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lundi 16 janvier 2017

Le Chandelier, comédie par Alfred de Musset (1848). Maroquin de Cuzin. Superbe exemplaire de belle provenance.


MUSSET, Alfred de.

LE CHANDELIER. Comédie en 3 actes par Alfred de Musset. Représentée pour la première fois, à Pars, au Théâtre-Historique le jeudi 10 août 1848.

Paris, Charpentier, Libraire-Éditeur, 1848

1 volume in-12 (18 x 12 cm) de 72 pages.

Reliure plein maroquin rouge janséniste, jeu de roulettes dorées en encadrement intérieur des plats, tranches dorées, gardes et doublures de papier peigne, couverture conservée (les deux plats). Reliure signée CUZIN (vers 1880). Excellent état de l'ensemble, très frais.

PREMIÈRE ÉDITION SÉPARÉE.

BEAU TIRAGE SUR PAPIER VÉLIN.



Cette pièce fut tout d'abord publiée en volume en 1840 dans Comédies et Proverbes.

Cette histoire est celle du chandelier qui brûle les doigts de celui qui l’avait allumé : le notaire maître André est courroucé contre sa femme, la jeune et jolie Jacqueline, car un de ses clercs a vu un homme escalader son balcon. Il veut en acquérir la preuve pour mener la coupable en justice. Il entre dans la chambre de sa femme qui dort ou fait semblant de dormir. Menacée du contenu du pot à eau de sa toilette, elle se réveille et se justifie des soupçons de son mari avec tant d’adresse et d’énergie que maître André tombe à ses genoux, lui demande pardon de ses injures et s’en retourne sans vouloir faire de perquisition dans la chambre à coucher. À peine est-il parti que Jacqueline ouvre vite une armoire pour en faire sortir, tout brisé, le capitaine Clavaroche, son amant. Il suggère à Jacqueline, pour détourner les soupçons de son mari, de choisir « un chandelier », c’est-à-dire un jeune homme dont elle se fera aimer en feignant pour lui un certain attachement et qui sera par suite surveillé, tandis que le véritable amant jouira en paix de sa conquête. Forcée d’avoir recours à cet expédient, Jacqueline choisit, pour tenir le rôle de l’obligeant porte-flambeau, Fortunio, troisième clerc de son mari. Or il se trouve justement que Fortunio aime Jacqueline à la folie. Il remplit donc parfaitement son rôle pendant que Clavaroche rit de sa naïveté, le fait chanter à table et le désigne perfidement à la jalousie de maître André. Lorsqu’une conversation surprise par hasard lui révèle que Clavaroche est le véritable amant de Jacqueline, le désespoir envahit le jeune Fortunio. Comme le notaire, dont les pièges à loup mis pour surprendre l’amant de sa femme n’ont attrapé qu’un chat, a de nouveaux soupçons qu’il prétend éclaircir en se cachant la nuit dans l’étude, Clavaroche, qui s’est aperçu que Jacqueline commençait à s’éprendre du jeune clerc, conseille à celle-ci d’écrire à Fortunio pour lui donner, à minuit, rendez-vous au jardin. Jacqueline envoie le billet, mais émue par les déclarations de Fortunio, elle craint que maître André n’agisse trop brutalement avec lui et le fait venir dans sa chambre. Fortunio se présente et accable la jeune femme de reproches : il savait tout et, malgré cela, serait allé à minuit se dévouer et mourir pour elle. Touchée, Jacqueline ne peut résister à ce témoignage d’amour et se jette dans les bras du clerc qui, triomphant, dit à son tour à l’officier penaud : « Chantez donc, M. Clavaroche ! ».

Provenance : Jules Noilly (ex libris - n°934 du catalogue de la vente de sa bibliothèque) ; Simone André Maurois (ex libris). Exemplaire vendu le 2 juillet 1954 par Vidal-Mégret (estimation 6.000 francs), avec notice contrecollée (et fiche de la maison de vente).

BEL EXEMPLAIRE FINEMENT RELIÉ EN MAROQUIN.

VENDU



vendredi 13 janvier 2017

Le Traité de l'Association Domestique-Agricole de Charles Fourier (1822). Edition originale rare. Bel exemplaire relié à l'époque. "Scarce first edition of Fourier's milestone work of political theory, which is considered a founding work of Utopian Socialism and a main inspiration for Marx."

FOURIER, Charles.

TRAITÉ DE L'ASSOCIATION DOMESTIQUE-AGRICOLE. Par Ch. Fourier.

A Paris, chez Bossange Père et Mongie ainé et à Londres chez Martin Bossange, 1822 [Imprimerie de la Veuve Daclin à Besançon]

2 volumes in-8 (20 x 13 cm) de LXXX-592 et VIII-648 pages. 1 feuillet double volant contenant errata et éclaircissement sur la table de ce grand traité (4 pages).

Reliure de l'époque demi-basane glacée marron, dos lisse orné, filets dorés, plats de papier raciné. Très bon état. Minimes frottements et usures à la reliure qui restent solides et très décoratives. Intérieur très frais.

ÉDITION ORIGINALE.



Le premier volume porte la signature autographe de Charles Fourier comme il se doit. Exemplaire bien complet des feuillets volants d'errata (4 pages).

Scarce first edition of Fourier's milestone work of political theory, which is considered a founding work of Utopian Socialism and a main inspiration for Marx. The work, which contains "the essence of Fourier's doctrine" (David Owen Evans, Social Romanticism in France 1830-1848, p. 129).

C'est dans cet important Traité que Fourier présente les idées révolutionnaires dont Karl Marx fera largement usage dans son Kapital.

"Fourier n’est pas seulement un critique, disait de lui Engels, il manie la dialectique avec la même maîtrise que son contemporain Hegel, mais là où il apparaît le plus grand, c’est dans sa conception de l’histoire de la société. L’éloge impressionne. L’histoire des idées politiques a plutôt laissé de Fourier l’image d’un utopiste polymorphe et maniaque, le plus souvent illisible ; mais, comme le souligne Jonathan Beecher, qui lui a consacré une très complète biographie, « de tous les penseurs de la tradition socialiste, il me parut être celui qui offrait la vision la plus large, la plus généreuse, du champ du possible ouvert à l’homme. [...] À travers son œuvre, Fourier a construit le modèle d’une société pacifique et harmonieuse. Les moyens pour y parvenir ? Suppression de l’État et de ses administrations, suppression du salariat, généralisation du principe d’association : selon les désirs des individus, selon leurs intérêts ou leurs goûts, selon les besoins de la société, des nécessités économiques élémentaires aux productions les plus raffinées." in Vergnioux Alain, « Une théorie énergétique de l'association : Charles Fourier », Connexions, 1/2002 (no77), p. 25-30.

Provenance : Victor Prieur (signature autographe sur les titres).

BEL EXEMPLAIRE EN CONDITION D’ÉPOQUE DE L'UNE DES PLUS GRANDES UTOPIES POLITIQUES DU XIXe SIÈCLE.

VENDU

jeudi 12 janvier 2017

La Guerre de Sept Ans : The Operations of the allied army, under the command of his serene highness Prince Ferdinand, Duke of Brunswic and Luneberg, during the greatest part of six campaigns, beginning in the year 1757 and ending in the year 1762. Très rare.


[HOTHAM, Sir Charles]

THE OPERATIONS OF THE ALLIED ARMY, UNDER THE COMMAND OF HIS SERENE HIGHNESS PRINCE FERDINAND, DUKE OF BRUNSWIC AND LUNEBERG, during the greatest Part of SIX CAMPAIGNS, beginning in the year 1757, and ending in the Year 1762. By an officer, who served in the British Forces. Illustrated with Maps and Plans.

London, Printed for T. Jefferys, Geographer to the King, M. DCC.LXIV. [1764]

1 volume in-4 (25,5 x 21 cm) de 2 feuillets non chiffrés (titre et Advertisement by the Publisher placement des cartes et errata), 288 pages chiffrées (erreur de pagination) et 10 feuillets non chiffrés d'index topographique. 12 cartes et plans dépliants (sur 13 - la carte de la bataille de Minden a été arrachée). Une grande carte est déchirée coupée en deux morceaux. Petites déchirures à quelques cartes (plis, bords). La plupart des cartes sont de grande dimension (notamment les 4 cartes reliés à la fin du volume).

Reliure de l'époque plein veau brun, dos orné de fleurons dorés (reliure anglaise) usagée. Le premier plat est presque détaché, le deuxième plat se détache, manque aux coiffes et aux coins, l'intérieur du volume est frais avec quelques rousseurs sans gravité.



FIRST PRINTING. ÉDITION ORIGINALE.

Provenance : George S. Bailey, 1843 et L. George P. Bailey (ex libris manuscrit répété et calligraphié avec note autographe). A noter également 3 petites notes manuscrites en anglais et signées B. H. (écrites par quelqu'un qui a pris part aux batailles).

Cet important ouvrage, des plus rares, contient le récit militaire des six campagnes menées par le Duc Ferdinand, de 1758 à 1762. Batailles de Crevelt, Bergen, Minden, Warburg, Vellinghausen, Wilhelmstall, Hesse, etc.

Ferdinand (12 janvier 1721, Brunswick – 3 juillet 1792), duc de Brunswick-Lunebourg, général prussien, fils de Ferdinand Albert II de Brunswick-Wolfenbüttel, duc de Brunswick-Bevern, Brunswick-Lüneburg et Brunswick-Wolfenbüttel et d'Antoinette de Brunswick-Wolfenbüttel. Il servit d'abord sous Frédéric le Grand, roi de Prusse, puis commanda pour George II les troupes britanniques et hanovriennes dans la guerre de Sept Ans, 1757, s'empara de Minden et chassa les Français de la Hesse-Cassel (1762). Il quitta le service à la paix (1763), et se consacre le reste de sa vie à la franc-maçonnerie, il est Grand maître au sein de la Stricte observance templière) et à des pratiques théosophiques. Il est également maître maçon au sein des Frères asiatiques et membre des Illuminés de Bavière sous le nom de Aaron, affilié en 1783. Le savoisien Joseph de Maistre publie en 1782 le Mémoire au duc de Brunswick à l'occasion du convent maçonnique de Wilhelmsbad que doit présider le duc Ferdinand de Brunswick-Lunebourg. Il a laissé des Mémoires, publiés seulement en 1858 à Leipzig par Ernst Julius Georg von dem Knesebeck. (source Wikipédia).



L'auteur de cette compilation de l'historique très détaillée des campagnes militaires du Duc Ferdinand entre 1757 et 1762 est Sir Charles Hotham (1729-1794). Sir Charles Hotham-Thompson, 8th Baronet. General Sir Charles Hotham-Thompson, 8th Baronet (18 June 1729 – 25 January 1794) was a British Army officer and Member of Parliament. He was the eldest son of Sir Beaumont Hotham, 7th Bt., of Beverley, in the East Riding of Yorkshire. He was educated at Westminster School (1741–5) and studied law at the Middle Temple (1742). He was commissioned into the Army as an ensign in the 1st Foot Guards in 1746. He served with regiment in Flanders, where he took part in the Battle of Lauffeld in 1747 and was appointed aide-de-camp to the Earl of Albemarle, commander of the British forces in the Low Countries. During the Seven Years' War (1754–63) he was firstly aide-de-camp to Lord Ligonier and then adjutant to the British forces fighting on the continent. He was promoted to colonel in 1762 and given the colonelcy of the 63rd (West Suffolk) Regiment of Foot in 1765. From 1761 to 1768 he was also the Member of Parliament for St Ives and in 1763 was made a Groom of the Bedchamber. In 1768 he transferred as colonel to the 15th Regiment of Foot and retired to Yorkshire, where he succeeded his father in 1771 to the baronetcy and his estate near Beverley. He took the additional name of Thompson on inheriting the Thompson estates in Yorkshire from his wife's family in 1772 (reverting to Hotham in 1787) and commissioned Thomas Atkinson of York to rebuild Dalton Hall between 1771 and 1775. He was knighted KB in 1772. Promoted Major-General in 1772, he retired from the Army in 1775, was gazetted full general (as Sir Charles Thompson, Bt) in 1793 and died at Dalton Hall in 1794. He had married Lady Dorothy Hobart, the daughter of John Hobart, 1st Earl of Buckinghamshire, and had one daughter. He was succeeded as baronet by his brother Sir John Hotham, 9th Baronet (source Wikipédia).



La carte qui manque a notre volume, celle de la bataille de Minden, correspond à l'une des plus importantes défaites de l'armée française. La bataille de Minden, épisode décisif de la guerre de Sept Ans, s'est déroulée le 1er août 1759 aux portes de la place de Minden en Rhénanie-Westphalie. Les armées britanniques et leurs alliés, le Brunswick-Lunebourg (ou Hanovre) et le Royaume de Prusse, vainquirent la France et ses alliés, dont le duché de Saxe. La série de défaites infligées à la France au cours de la guerre, qui culmina avec la confrontation de Minden, ternit sérieusement l’hégémonie des Bourbon en Europe. Les conséquences immédiates de cette bataille furent la conquête des colonies françaises d’outre-mer en Amérique et aux Indes par la Grande-Bretagne qui, par une tactique remarquable de combat naval, parvint à s'assurer pour le reste du siècle la suprématie maritime et coloniale. (souce Wikipédia). L'arrachage de cette carte précisément pourrait s'expliquer si ce volume a été dans les mains d'un français ...

OUVRAGE FORT RARE ET SOURCE DE PREMIÈRE IMPORTANCE POUR L'HISTORIQUE DE CES BATAILLES.

OUVRAGE ACTUELLEMENT INTROUVABLE SUR LE MARCHÉ.

Prix : 2.500 euros

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mercredi 11 janvier 2017

Les Plaidoyers de Guyton de Morveau (1785). Sur plusieurs questions importantes de droit canonique et civil. Cartonnage de papier dominoté de l'époque.


GUYTON DE MORVEAU, Louis-Bernard

PLAIDOYERS SUR PLUSIEURS QUESTIONS IMPORTANTES DE DROIT CANONIQUE ET CIVIL, avec la note des arrêts rendus dans les procès où elles ont été agitées ; par M. Guyton de Morveau, Avocat-Général honoraire au Parlement de Bourgogne.

A Dijon, chez Mailly, Libraire, place St Fiacre et à Paris chez Théophile Barrois, 1785

1 fort volume in-4 (27,5 x 21,5 cm), cartonnage de l'époque plein papier dominoté, non rogné. XXXVI-677-(2) pages. Complet. Quelques légères usures au cartonnage qui reste superbe et solide (papier du dos mité, usagé, pièce de titre manuscrite de l'époque).

ÉDITION ORIGINALE.

Cet imposant volume se divise en 2 parties. La première partie contient 16 plaidoyers sur les matières bénéficiaires. La seconde partie contient 8 plaidoyers sur les testaments et donations. On trouve au début un Discours prononcé par Guyton de Morveau à l'ouverture des Audiences du Parlement de Bourgogne, le 14 novembre 1782 sur ce sujet : La Bonhommie assure plus de bonheur et de succès que les qualités les plus brillantes. Plusieurs plaidoyers concernent des affaires de la région Bourgogne (Avallon, Dijon, Châlons, Curgy, etc.).

Louis-Bernard Guyton de Morveau (1737-1816) est plus connu comme chimiste que comme avocat même si c'est dans cette profession qu'il exerça de 1762 à 1782. En 1782, il se démit de ses fonctions pour se consacrer à la chimie, à laquelle il s'était intéressé dès les années 1760. Guyton fut l'un des premiers à affirmer que l'acier diffère du fer par la présence de carbone dans sa structure. Il améliora aussi la production de la poudre à canon, et fut le premier à utiliser le chlore et l'acide chlorhydrique comme désinfectants. Ce fut aussi l'un des premiers aéronautes ; il effectua des vols en 1784. Il contribua à organiser les premières forces aériennes – la Compagnie révolutionnaire d'aérostiers de France –, dont les aéronautes de reconnaissance aidèrent les forces françaises dans plusieurs batailles des années 1790. Il mourut à Paris le 2 janvier 1816. Il eut également une activité politiques durant la période révolutionnaire. Procureur général syndic du département de la Côte-d'Or en 1790, il est élu député à l'Assemblée législative en 1791. Réélu à la Convention nationale par le département de la Côte-d'Or, il entre le 6 avril 1793 au Comité de salut public. Il participa à la création du Calendrier républicain. Le 3 mars 1798, Guyton, qui aux Élections législatives françaises de 1798, n'a pas été réélu au Conseil des Cinq-Cents, est nommé directeur par intérim de l'École polytechnique pour remplacer Monge, parti en Égypte avec Bonaparte.

BEL EXEMPLAIRE DANS SON RARE CARTONNAGE DE L’ÉPOQUE DE PAPIER DOMINOTÉ.

Prix : 450 euros

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mardi 10 janvier 2017

Exemplaire unique contenant les dessins originaux de Lucien Boucher pour Le Sixiesme Livre des Haultz Faitz et Dictz de Pantagruel de Maistre François Rabelais. Imprimé pour le Champagne Moët et Chandon (Epernay) en 1933 par Devambez.


RABELAIS, François. BOUCHER, Lucien (illustrateur).

LE SIXIESME LIVRE DES HAULTZ FAITZ ET DICTZ DE PANTAGRUEL, où il est parlé du comté de Champaigne et plus explicitement de la dive bouteille, etc., le tout de la veyne très-playsante de nostre bon maistre François Rabelais, extracteur de quintessence ... colligé par Fernand Fleuret, figures de Lucien Boucher.

Paris, Devambez, 1933



1 volume in-8 (21,8 x 16 cm), broché, couverture illustrée en couleurs par Lucien Boucher. 51 pages non chiffrées, illustrations hors-texte et dans le texte. Étui cartonné de l'imprimeur.


TIRAGE A 1.100 EXEMPLAIRES.

CELUI-CI, 1 DES 100 EXEMPLAIRES DE TÊTE SUR HOLLANDE PORTANT LE N°1.

EXEMPLAIRE UNIQUE CONTENANT SOUS FEUILLET A EN-TÊTE DE L'IMPRIMEUR FORMANT POCHETTE, 19 DESSINS ORIGINAUX A L'ENCRE DE CHINE AYANT SERVI A L'ILLUSTRATION DU VOLUME.

Sont également joints 6 petits ornements à l'encre sur 2 morceaux de papier. Il manque 1 dessin original (lettrine pour le chapitre IV) pour que l'ensemble soit complet de tous les dessins. Malheureusement ce dessin a sans doute été perdu. L'ensemble reste unique et de très belle facture.

Les dessins originaux se répartissent comme suit : 1 frontispice 16 x 12 cm - 8 lettrines 9 x 7 cm - 10 vignettes de taille variable (12 x 11 cm - 14,5 x 7 cm - etc.) - 1 dessin pleine page 16 x 12 cm. Les petites ornements.



Lucien Boucher (1889-1971) dessinateur, graveur, affichiste et illustrateur français. Né à Chartres, il étudie à l’École de Céramique de Sèvres, et fait ses débuts comme caricaturiste en dessinant pour la revue “Le Rire”. Il participe également à plusieurs numéros de “Fantasio”. En 1921, il prend part au salon d’Automne, puis entre 1924 et 1930 il expose au Salon de l’Araignée. Parallèlement, entre 1920 et 1930, il poursuit une carrière d’affichiste pour le cinéma (“Le Colysée”, Jean de Merly), pour la mode (“Agnès”, “Gastinay,” “Au Printemps”), et pour la banque (“Crédit lyonnais”). Lucien Boucher est surtout connu pour sa longue collaboration avec “Air France” pour lequel il réalise des affiches publicitaires ainsi que des planisphères en couleurs pour la décorer les bureaux de vente de la société. (source : Wikipédia). 

 
BEL EXEMPLAIRE UNIQUE CONTENANT LES DESSINS ORIGINAUX DE LUCIEN BOUCHER.

VENDU

lundi 9 janvier 2017

L'Economie rurale du Père Vanière traduite en français par Berland (1756). Bel exemplaire en reliure d'époque.

VANIERE [traduction de M. BERLAND]

ÉCONOMIE RURALE, traduction du poème du P. Vaniere, intitulé Praedium Rusticum. Par M. Berland.

A Paris, Chez les Frères Estienne, 1756

2 volumes in-12 (17 x 10 cm) de (8)-LXX-357-(5) et (4)-507-(1) pages.

Reliure pleine basane de l'époque, dos lisses ornés aux petits fers dorés, pièce de titre de maroquin lavallière et tomaison de maroquin vert, tranches jaspées bleues. Bel exemplaire très frais, tant au niveau des reliures que de l'intérieur des volumes.

ÉDITION ORIGINALE DE LA TRADUCTION FRANÇAISE.

Cette traduction est dédiée par le traducteur à Monseigneur d'Albert d'Ally, Duc de Chaulnes, pair de France, Baron de Péquigny, et Lieutenant Général des Armées du Roi. Suit une intéressante préface et la vie du Père Vannière tirée du Supplément au Dictionnaire de Moreri. L'ouvrage se divise en XVI livres. On y trouve des considérations sur : la terre, les domestiques, le gros bétail, le petit bétail, les arbres et leurs maladies, les saisons et les travaux des champs qui vont avec, les légumes, les vignes et le vin, les oiseaux de basse-cour, les pigeons, les abeilles, les étangs et les poissons, le parc et les différents gibiers. Avec des notes du traducteur à la fin de chaque Livre.

Le Père Jacques Vanière (1664-1739) était né à Causses près de Béziers. Il enseigna les humanités et la rhétorique dans divers collèges de son ordre en province, et finit par se fixer à Toulouse. Il fit en 1730 un voyage à Paris, où il fut traité avec les plus grands honneurs. Vanière est surtout connu par ses poésies latines, qui lui valurent le surnom de « Virgile français ». On lui doit : le Praedium rusticum, en 16 livres, où il chante les travaux et les plaisirs de la campagne. Dans ce poème, il s'est rapproché de l'auteur des Géorgiques autant que le pouvait un moderne. Publié pour la première fois à Paris 1682, puis en 1710, toujours à Paris (chez Jean Le Clerc) en 10 chants seulement, il n'a paru complet qu'en 1730 (Toulouse : chez Pierre Robert) et fut traduit en prose pour la première fois en 1756. On lui doit également un recueil de poésies fugitives et un Dictionarium poeticum (Lyon, 1740), sorte de Gradus ad Parnassum. (source : Wikipédia).

BEL EXEMPLAIRE DE CE CLASSIQUE DE LA SAPIENCE RURALE POPULAIRE AU XVIIIe SIÈCLE.

Prix : 380 euros

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samedi 7 janvier 2017

Le Roman Comique de Scarron illustré par Edouard Zier (350 compositions). Exemplaire sur papier de Chine (5 ex. seulement) de la bibliothèque Octave Uzanne, offert par l'éditeur Launette. Reliure maroquin signée Charles Meunier.


SCARRON, Paul.

LE ROMAN COMIQUE. Nouvelle édition illustrée de trois cent cinquante compositions par Edouard Zier.

Paris, Librairie artistique H. Launette et Cie, 1888 [Imprimerie Claude Motteroz]

1 volume grand in-4 (33 x 25 cm) de XII-453-(1) pages. 350 compositions dans le texte en noir.

Reliure de l'époque demi-maroquin marron à larges coins, dos lisse orné d'un encadrement en long d'un jeu de cinq filets dorés concentriques, titre doré en oblique, tête dorée, non rogné, couverture conservée (en couleur à l'aquarelle). Reliure signée CH. MEUNIER. Bel exemplaire très frais. Quelques rousseurs inévitables au papier de Chine qui en reste cependant majoritairement dépourvu (quelques pages plus intensément roussies). Exemplaire relié à toutes marges. Quelques infimes frottements à la reliure, petites piqures sombre au dos, néanmoins bel exemplaire décoratif. On joint le prospectus de l'édition (rousseurs).



EXEMPLAIRE DE DÉDICACE OFFERT PAR L’ÉDITEUR H. LAUNETTE A OCTAVE UZANNE, DIRECTEUR DE LA REVUE LE LIVRE, HOMME DE LETTRES ET BIBLIOPHILE.

"A Monsieur Octave Uzanne, hommage bien affectueux de son dévoué H. Launette" (envoi autographe.



EXEMPLAIRE RELIÉ A L'ÉPOQUE POUR OCTAVE UZANNE PAR CHARLES MEUNIER, DANS LEQUEL IL A FAIT MONTER EN TÊTE DU VOLUME UN INTÉRESSANT COURRIER DE L'ÉDITEUR DANS LEQUEL CELUI-CI PRÉCISE QU'IL N'A ÉTÉ TIRÉ QUE 5 EXEMPLAIRES SUR CHINE, HORS-COMMERCE, DONT CELUI-CI.



Nous reproduisons ce courrier ci-dessous : [Papier à en-tête de l'éditeur H. Launette et Cie, Librairie Artistique 197 Boulevard St-Germain, Paris] "Paris, le 18 juillet 1888. Cher Monsieur, Je reçois seulement aujourd'hui par l'Argus, le compte rendu que vous avez bien voulu faire à propos du Roman Comique et des Confessions. Je vous remercie très sincèrement de l'indulgence dont vous usez à mon égard, vos éloges sont précieux et vos critiques sont de celles dont on fait le plus grand cas. Aussi suis-je pleinement de votre avis, le grand in-8° Colombier est encombrant et par ce temps de production à outrance, il ne faut pas accaparer les rayons de la bibliothèque pour soi ; mais de plus ce format est incommode. Votre observation au sujet de Mordant est très fondée, hélas il a fait notre désespoir à Leloir et à moi, son livre chez Conquet nous avait donné plus de confiance, malheureusement nous avons reçu quelques plaintes des souscripteurs. En réalité il n'y a de très bien que les eaux-fortes de Baulard, le livre VIeme qui va paraître et qui formera le tome Ier contient une série ravissante de ce graveur plein de talent. Dans tous les cas Mordant ne recommencera pas un autre livre. Le voulez-vous me permettre de vous offrir un exemplaire Chine du Roman Comique, il tiendra moins de place et il n'en a été tiré que cinq (non mis dans le commerce). Pourrions nous à un titre quelconque faire échange de votre publication Le Livre. Je n'ai jamais occasion de la lire et je suis souvent en retard vis à vis de vous pour vous remercier. Veuillez agréer, cher Monsieur, avec tous mes remerciements, l'assurance de mes meilleurs sentiments. Signé H. Launette."

Meilleurs sentiments ... il ne faudra cependant pas attendre très longtemps avant qu'une querelle sérieuse envenime les rapports entre Octave Uzanne et Launette. En effet, en mars 1890, alors qu'Octave Uzanne a lancé sa revue Le Livre Moderne, l'éditeur Launette récrimine contre lui. Il donne même sa démission des Bibliophiles contemporains fondés à l'automne 1889. Joli panier de crabe que le milieu bibliophilique ... certains avec plus de pinces que d'autres.



Très belle édition du Roman Comique de Scarron paru pour la première fois entre 1651 et 1657. Scarron mourut alors qu'il travaillait à la troisième partie du roman, qui reste donc inachevé. L'adjectif « comique » de son titre indique à la fois qu'il s'agit d'une œuvre plaisante, humoristique, et qui relève de la comédie. Dédicacé au cardinal de Retz, le roman débute par l'arrivée d'une troupe de comédiens au Mans et raconte leurs aventures rocambolesques dans la ville et aux environs. Il comporte une série d'histoires enchâssées : la plupart sont des nouvelles espagnoles que Scarron a traduites et adaptées. Parmi ces histoires, la plus célèbre est celle du Destin, le nom de scène de Garrigues, et de L'Étoile, en réalité Mlle de La Boissière. Garrigues a rencontré Mlle de La Boissière à Rome, alors qu'un Français brutal tentait de lui arracher son voile. Il est tombé follement amoureux d'elle. Pour échapper à son rival, Garrigues emmène son aimée dans une troupe de comédiens rencontrée à Paris. Mais il est rattrapé par celui-ci, et de multiples aventures vont s'enchaîner... Aux différentes histoires d'amour enchâssées, Scarron a mêlé les épisodes les plus comiques, autour d'un personnage nain et niais, Ragotin, sorte de miroir dérisoire de Scarron lui-même, dont le corps malade était atrophié et contrefait.

L'illustration profuse et spirituelle d'Edouard Zier est parfaitement adaptée au texte.



Provenance : Ancienne collection Bertrand Hugonnard-Roche avec son paraphe BHR, 2013 à l'encre.


BEL EXEMPLAIRE DE LA BIBLIOTHÈQUE OCTAVE UZANNE DU RARISSIME TIRAGE SUR PAPIER DE CHINE DANS UNE SOBRE ET ÉLÉGANTE RELIURE DE CHARLES MEUNIER.

Prix : 1.800 euros.

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mardi 3 janvier 2017

Histoire de l'origine et des progrès de la chirurgie en France par Quesnay (1744-1749). Edition originale avec titre de remise en vente.



ANONYME [QUESNAY, François]

HISTOIRE DE L'ORIGINE ET DES PROGRÈS DE LA CHIRURGIE EN FRANCE.

A Paris, Chez Huart & Moreau fils, 1749

1 volume in-4 (25,5 x 19,5 cm) de (4)-XXIV-635 pages, avec de nombreuses erreurs dans la pagination qui comprend plusieurs parties. 5 beaux bandeaux par gravés à l'eau-forte par Guélard d'après Humblot. Les 4 portraits manquent (ils ont été retirés - traces d'arrachage et légère décharge sur les feuillets en regard). Collationné complet de l'ensemble du corpus de textes.

Reliure de l'époque plein veau, dos à nerfs orné. Cuir arraché en queue du dos et sur un coin, coiffes et coins usés, ensemble solide, à restaurer. Intérieur frais.

ÉDITION ORIGINALE REMISE EN VENTE AVEC TITRE DE RELAIS. PREMIÈRE ÉDITION SOUS CE TITRE.




Ce volume se compose de 5 parties outre une table des nom propres cités dans l'ouvrage. A la suite avec une pagination erronée, on trouve des Pièces pour servir de preuves aux recherches critiques et historiques sur l'origine, sur les divers états et sur les progrès de la chirurgie en France ainsi que les Sommaires des Statuts, un Index funereus chirurgorum parisiensium ab anno 1315 ad annum 1729 (index des chirurgiens de Paris entre ces deux dates). Il a été fait une édition en petit format en 1744 (2 vol. in-12).

Ouvrage rare. L'exemplaire numérisé par Gallica (exemplaire Bnf) est complet des portraits hors-texte mais incomplet de quelques feuillets dans les pièces justificatives. Il s'agit bien du même ouvrage que celui publié en 1744 pour la première fois (les erreurs de pagination en font foi).

François Quesnay (1694-1774) fut un des plus grands philosophes de son temps. Chef de l'école des économistes physiocrates, il fut l'un des principaux fondateurs de la science économique. Fils d'avocat au Parlement près de Versailles il s'orienta vers la médecine et la chirurgie. Il s'établit chirurgien à Mantes vers 1718. Il exerça sa science avec succès et devint secrétaire perpétuel de l'Académie de Chirurgie en 1737. En 1743 il donna une remarquable préface au premier volume des Mémoires de l'Académie de Chirurgie dans lequel il inséra également d'intéressants travaux. Il acheta la charge de Premier médecin ordinaire du Roi. Son ouvrage sur l'Origine et les Progrès de la Chirurgie en France aurait été publié en collaboration avec d'autres auteurs (d'abord en 1744 puis remise en vente en 1749 chez divers libraires avec de nouveaux titres). Il a publié une infinité de pièces détachées concernant l'économie politique, dont plusieurs ont été imprimés dans la grande Encyclopédie, d'autres dans divers journaux de Versailles et Paris.


BON EXEMPLAIRE, SANS LES PORTRAITS.

VENDU