lundi 10 mai 2021

Maurice de Guérin. Georges Baudin (illustrateur). 1921. La Bacchante. Poème en prose de Maurice de Guérin. Les lettrines qui ornent cet ouvrage ont été composées et gravées sur bois par Georges Baudin. 1/200 ex. sur Hollande.



Maurice de Guérin. Georges Baudin (illustrateur).

La Bacchante. Poème en prose de Maurice de Guérin. Les lettrines qui ornent cet ouvrage ont été composées et gravées sur bois par Georges Baudin.

Paris, Imagerie de l'oiseau d'or, 1921

1 volume in-folio (32,5 x 25 cm), broché de XXXVIII-(3) pages. 19 Lettrines gravées sur bois dans le texte dont 1 pour la justification du tirage, 1 pour la page de titre, 1 pour l'achevé d'imprimer. Typographie grand corps. Achevé d'imprimer au mois d'octobre 1921 sur les presses de l'imagerie de l'oiseau d'or. Couverture de papier noir dominotée de petits rectangles d'or répétés. Etiquette de titre imprimée en noir et encadrée d'un filet noir gras sur la premier plat. Brochage solide, petits frottements sur la couverture le long du dos, plats de couvertures très frais. Intérieur frais.

Tirage numéroté à 221 exemplaires seulement.

Celui-ci, un des 200 exemplaires sur papier de Hollande Van Gelder.

Il a été tiré en outre 1 exemplaire unique sur japon ancien, 10 exemplaires sur japon impérial avec suite sur chine et 10 exemplaires sur Japon sans suite.



Maurice de Guérin (1810-1839) a composé Le Centaure et La Bacchante en 1835. Mort à 28 ans, il n'a d'ailleurs jamais achevé La Bacchante. Le poème s'arrête quand survient un serpent ; la morsure a lieu, mais non tous les effets. Selon Delphine Bouit : "Maurice de Guérin n’est pas vraiment un poète romantique français. Il ne peut pas être rattaché aux poètes romantiques allemands, mais il s’est nourri de la tradition classique allemande." L'auteur devait publier un troisième poème intitulé L'Hermaphrodite terminant ainsi ce triptyque singulier.













"Ce qui étonne, emporte et émerveille, dans cette poésie guérinienne, c’est la force qui émane de ses évocations. Nous sommes le centaure Macarée qui se coule dans le fleuve ; nous sommes la bacchante Aëllo qui s’aventure sur la haute montagne ; nous vivons leur course et leur repos comme notre vie ordinaire." (Bouit Delphine, « Le centaure, la bacchante et le serpent », Sigila, 2013/2 (N° 32), p. 95-105.

Ce très beau poème évocateur des hautes puissances di femina mythologiques est ici magistralement et humblement mis en images à l'aide de simples lettrines gravées sur bois par l'artiste Georges Baudin (1882-1960). Georges Baudin excellait dans le domaine artistique de la gravure sur bois et notamment dans la représentation de l'art antique et de la mythologie grecque.






Bon exemplaire du tirage sur Hollande.

Prix : 500 euros


Maurice de Guérin. Georges Baudin (illustrateur). 1921. La Bacchante. Poème en prose de Maurice de Guérin. Les lettrines qui ornent cet ouvrage ont été composées et gravées sur bois par Georges Baudin. 1/10 ex. sur Japon (sans suite).



Maurice de Guérin. Georges Baudin (illustrateur).

La Bacchante. Poème en prose de Maurice de Guérin. Les lettrines qui ornent cet ouvrage ont été composées et gravées sur bois par Georges Baudin.

Paris, Imagerie de l'oiseau d'or, 1921

1 volume in-folio (32,5 x 25 cm), broché de XXXVIII-(3) pages. 19 Lettrines gravées sur bois dans le texte dont 1 pour la justification du tirage, 1 pour la page de titre, 1 pour l'achevé d'imprimer. Typographie grand corps. Achevé d'imprimer au mois d'octobre 1921 sur les presses de l'imagerie de l'oiseau d'or. Couverture de papier noir dominotée de petits rectangles d'or répétés. Etiquette de titre imprimée en noir et encadrée d'un filet noir gras sur la premier plat. Dos du volume frotté avec de petits manques de papier (mors de couvertures partiellement fendus), plats de couverture légèrement passés. Brochage fragile (reliure à prévoir). Intérieur frais.

Tirage numéroté à 221 exemplaires seulement.

Celui-ci, un des 10 exemplaires sur papier japon impérial (sans suite).

Il a été tiré en outre 1 exemplaire unique sur japon ancien, 10 exemplaires sur japon impérial avec suite sur chine et 200 exemplaires sur papier de Hollande Van Gelder.

Maurice de Guérin (1810-1839) a composé Le Centaure et La Bacchante en 1835. Mort à 28 ans, il n'a d'ailleurs jamais achevé La Bacchante. Le poème s'arrête quand survient un serpent ; la morsure a lieu, mais non tous les effets. Selon Delphine Bouit : "Maurice de Guérin n’est pas vraiment un poète romantique français. Il ne peut pas être rattaché aux poètes romantiques allemands, mais il s’est nourri de la tradition classique allemande." L'auteur devait publier un troisième poème intitulé L'Hermaphrodite terminant ainsi ce triptyque singulier.













"Ce qui étonne, emporte et émerveille, dans cette poésie guérinienne, c’est la force qui émane de ses évocations. Nous sommes le centaure Macarée qui se coule dans le fleuve ; nous sommes la bacchante Aëllo qui s’aventure sur la haute montagne ; nous vivons leur course et leur repos comme notre vie ordinaire." (Bouit Delphine, « Le centaure, la bacchante et le serpent », Sigila, 2013/2 (N° 32), p. 95-105.

Ce très beau poème évocateur des hautes puissances di femina mythologiques est ici magistralement et humblement mis en images à l'aide de simples lettrines gravées sur bois par l'artiste Georges Baudin (1882-1960). Georges Baudin excellait dans le domaine artistique de la gravure sur bois et notamment dans la représentation de l'art antique et de la mythologie grecque.






Bon exemplaire du très rare tirage sur Japon.

Prix : 700 euros

vendredi 7 mai 2021

Baron Mortemart-Boisse (comte de Marle). La vie élégante à Paris (1857). Edition originale. Bel exemplaire en pleine reliure décorée de l'époque. Rare dans cette condition.

Baron Mortemart-Boisse (comte de Marle).

La vie élégante à Paris.

Paris, Librairie L. Hachette et Cie, 1857 (de l'imprimerie de Ch. Lahure)

1 volume in-18 (18 x 12 cm) de (4)-IV-384 pages.

Reliure strictement de l'époque plein chagrin vert sombre, dos à nerfs orné aux petits fers dorés, plats encadrés de filets dorés avec fleurons en écoinçons, double-filet doré sur les coupes, roulette dorée en encadrement intérieur des plats, doublures et gardes de papier moiré perle, tranches dorées. La reliure n'est pas signée mais n'a à rougir d'aucune grandes signatures de l'époque. Fine reliure restée fraîche. Rousseurs éparses plus ou moins prononcées.

Edition originale.

L'auteur de cet essai sur la vie élégante à Paris sous le second empire est le baron de Mortemart-Boisse, comte de Marle, chambellan de S. A. I. et R. le Grand-Duc de Toscane, commandeur et chevalier de plusieurs ordres français et étrangers. Compte tenu de la position sociale de l'auteur, on aurait pu s'attendre à un traité frôlant le sérieux ennuyeux voire pédant, or il n'en n'est rien. Cet essai qui touche un peu à tous les aspects de la vie mondaine à Paris est rempli d'humour et d'anecdotes piquantes voire indiscrètes. L'auteur traite de sujets aussi variés que le (grand) monde en général, de l'élégance personnelle (politesse, costumes, toilette, maintien, gants, locutions, habitation et confort), de l'élégance dans le monde (l'étiquette, les présentations, les repas, dîners, le jeu, les lectures de salons, les salons, les grandes assemblées, les soirées intimes, le thé, les spectacles de salon, le jour de l'an), de l'élégance en public (le culte, les promenades de Paris et des environs, les théâtres de Paris, les chasses, le turf (courses de chevaux).

François-Jérôme-Léonard de Mortemart de Boisse (1787-1877) était écrivain et aussi agronome. Il fut l'un des fondateurs de la Revue des deux Mondes. Outre la Vie élégante à Paris qui sera réédité en 1858, preuve du succès de l'ouvrage, on lui doit plusieurs ouvrages dont plusieurs récits de voyages liés à ses occupations de chambellan. Il a publié également plusieurs ouvrages relatifs à l'agriculture et à l'élevage (notamment des races ovines, moutons à longue laine).

"Vous entendrez peut-être dire que les Parisiens sont mal mis, que les femmes n'aiment que les couleurs voyantes et qu'elles sont faciles à s'éprendre ; que vous importe ?" (extrait).

Provenance : des bibliothèques Louis-Maurice Ayraud (ex libris armorié) et J. Berthon (ex libris gravé sur bois)

Bel exemplaire luxueusement relié à l'époque. Il s'agit probablement d'un exemplaire de présent.

Rare dans cette condition.

Prix : 800 euros