lundi 10 juin 2024

QUINDECIM MATRIMONII GAUDIA | LES QUINZE JOYES DE MARIAGE. Trente-deux (i.e. 30) eaux-fortes de Jean Traynier. 1 volume in-4 en feuilles sous couverture, étui et emboîtage. Tirage unique à 39 exemplaires seulement tous imprimés sur papier vélin de Lana à la forme. Avec suite, croquis, dessins originaux et cuivre. Très rare. Parfait état.


Jean TRAYNIER, illustrateur | Anonyme [Antoine de La Sale].

QUINDECIM MATRIMONII GAUDIA | LES QUINZE JOYES DE MARIAGE. Trente-deux (i.e. 30) eaux-fortes de Jean Traynier.

Fenêtre ouverte sur l'esprit, Paris, 1949 [achevé d'imprimer le 26 octobre 1948]

1 volume in-4 (28,5 x 19,5 cm), en feuilles de 145 pages. 15 eaux-fortes dans le texte et hors-texte (dont deux sur double-page). 15 têtes de chapitres à l'eau-forte. Texte imprimé en noir et sanguine, orné de nombreux ornements gravés sur bois par l'artiste. Couverture rempliée décorée à froid sur le premier plat. Etui et emboîtage neuf en parfait état.

Tirage unique à 39 exemplaires seulement tous imprimés sur papier vélin de Lana à la forme.

Celui-ci, un des 15 exemplaires auxquels il a été ajouté une suite en bistre avec remarques, une suite des départs de chapitre, un cuivre et un croquis.

Notre exemplaire contient les pièces suivantes (plus de pièces qu'annoncé) :

- 8 feuillets de suite pour les départs de chapitres imprimés en sanguine (15 eaux-fortes)

- 15 feuillets de suite pour les eaux-fortes pleines pages ou à mi-page tirées en bistre, avec remarques érotico-humoristiques.

- 1 grand croquis original (double-page) dessiné sur calque

- 1 petit croquis original dessiné sur calque

- 1 croquis original 3/4 de page dessiné sur papier

- 1 croquis original 3/4 de page dessiné sur papier

- 1 dessin original à l'encre de chine 1/2 page sur papier et signé par l'artiste (inédit non retenu)

- 1 cuivre original 9 x 9 cm (verni et non rayé) non utilisé (non retenu) pour le tirage définitif du livre

Tirage réalisé aux dépens de quelques bibliophiles sur les presses de Pierre Gaudin pour la typographie, maître-imprimeur A. de Clerck pressier. Les eaux-fortes de Jean Traynier ont été tirées sur les presses à bras de Paul Prévoté sous la direction de l'artiste.



Les Quinze joies de mariage est un texte satirique français en prose publié anonymement au milieu du XVe siècle et attribué à Antoine de La Sale, qui présente un tableau plein d'humour et d'acuité des querelles et tromperies conjugales : la satire misogyne voisine avec une analyse impitoyable de l'aveuglement des époux placés dans des situations quotidiennes et concrètes. L’auteur parodie un texte de dévotion populaire, les Quinze joies de la Vierge, et énumère en quinze tableaux les « joies », c’est-à-dire les affreux malheurs de l’homme pris dans la « nasse » du mariage, présenté comme la source de tous les maux domestiques, érotiques et autres, et surtout comme l'origine du malheur suprême de tout être humain : la perte de la liberté. Le ton est nettement misogyne et anti-féministe et s’inscrit dans une tradition médiévale qui remonte à saint Jérôme (notamment son Adversus Jovinianum) où les machinations et ruses féminines font le malheur de l’homme ; mais le mari est présenté comme un balourd sans imagination, « métamorphosé en âne sans qu'il soit besoin d'aucun enchantement », aussi coupable que son épouse, et qui a bien cherché son malheur : « Dieu n'a donné froid qu'à ceux qu'il sait assez chaudement emmitouflés pour pouvoir le supporter. » Le texte offre un tableau vivant et enjoué des pièges de la conjugalité, sans désir de corriger les mœurs, mais en jetant un regard ironique, toujours amusé. L’intérêt du texte tient en particulier à ce que chacun des quinze tableaux, mi-narratifs mi-satiriques, dans une langue proche de la langue parlée, est en soi une petite nouvelle avec de nombreux dialogues vifs et réalistes. L'aiguillage de la vérité générale vers la scène fictive est opéré par des adverbes comme le fréquent « à l'aventure » (par hasard en moyen français), qui signalent un changement de régime discursif au début de chaque tableau.
















Jean Traynier donna en 1947 (à peine deux ans plus tôt) une très belle édition illustrée de manière très libre (Aux dépens d'un bibliophile et de ses amis, 1947​). Pourquoi donner une nouvelle illustration pour ce même texte en un si court lapse de temps ? Nous ne savons pas. Si le style est identique (et aussi l'impression typographique et des eaux-fortes) notons que cette édition imprimée à très petit nombre (39 exemplaires seulement) n'entre pas dans la catégorie des curiosa purs et durs même si quelques compositions légères viennent agrémenter ce récit cocasse des joies et peines de l'union matrimoniale.

Très bel exemplaire en parfait état.

Prix : 1.150 euros














samedi 8 juin 2024

Mémoires de Mademoiselle de Montpensier, fille de Gaston d'Orléans, frère de Louis XIII, roi de France. A Amsterdam, chez J. Wetstein & G. Smith, 1735. 8 tomes reliés en 4 volumes in-12. Reliure plein maroquin bleu nuit signée Chambolle-Duru (ca 1880). Superbe exemplaire.


Anne Marie Louise d’Orléans, duchesse de Montpensier, dite la Grande Mademoiselle

Mémoires de Mademoiselle de Montpensier, fille de Gaston d'Orléans, frère de Louis XIII, roi de France. Nouvelle édition, où l'on a rempli les lacunes qui étaient dans les éditions précédentes, corrigé un très-grand nombre de fautes, et ajouté divers ouvrages de Mademoiselle très curieux.

A Amsterdam, chez J. Wetstein & G. Smith, 1735

8 tomes reliés en 4 volumes in-12 (16,5 x 10 cm) de XXI-(1)-246, (2)-307, (2)-247, 1 f. bl., (2)-251, (2)-264, 1 f. bl., (2)-285, (2)-229, 1 f. bl., (2)-348-(61) pages. Portrait de la Grande Mademoiselle en frontispice du premier tome (gravé par P. Tangé).

Reliure plein maroquin bleu nuit, dos à nerfs richement ornés aux petits fers dorés, triple-filet doré en encadrement des plats, double-filet doré sur les coupes, dentelle dorée en encadrement intérieur des plats, doublures et gardes de papier peigne, tranches dorées sur marbrure (reliure signée CHAMBOLLE-DURU exécutée vers 1880). Splendide exemplaire. Reliures très fraîches (quelques légères marques sur les plats). Intérieur très frais. Papier légèrement teinté (exemplaire lavé réencollé au moment de la reliure).






Anne Marie Louise d’Orléans, duchesse de Montpensier, dite la Grande Mademoiselle, née le 29 mai 1627 au palais du Louvre et morte le 5 avril 1693 au palais du Luxembourg, est une des principales personnalités de la haute noblesse de cour du Grand siècle. Fille de Gaston d'Orléans, petite-fille de Henri IV et cousine germaine de Louis XIV, elle hérite, par sa mère, de la souveraineté de la principauté de Dombes, qu’elle transmet au fils légitimé du roi, le duc du Maine. Indépendante, dotée d'un fort caractère, elle n'a pas hésité à tenir tête à son père et au Roi Soleil au sujet de mariages qu'ils voulaient lui imposer ou de son immense fortune — qu'elle a tenu à gérer elle-même, à sa majorité, devenant ainsi une redoutable femme d'affaires. L'histoire la désigne sous le surnom de « Grande Mademoiselle » en raison du titre de « Grand Monsieur » porté par son père, Gaston de France (1608-1660), depuis la naissance de Philippe, frère cadet de Louis XIV, appelé alors « Petit Monsieur » ; Gaston avait d'abord porté celui de « Monsieur » en tant que frère cadet du roi Louis XIII. Elle tient son titre de duchesse de Montpensier de sa mère, Marie de Bourbon, duchesse de Montpensier, richissime et unique héritière d'une branche cadette des Bourbon. À cela s'ajoute la fortune de son père, ce qui fait de la Grande Mademoiselle la princesse la plus riche et la plus titrée d'Europe. Sa signature était « Anne Marie Louise d'Orléans ». À sa naissance, le 29 mai 1627, elle se retrouve la plus riche héritière du royaume de France, sa mère étant morte en la mettant au monde. Dans ses Mémoires, elle s'indignera que, selon l'opinion, les « grands biens que sa mère lui a laissés à sa mort pouvaient bien [la] consoler de l'avoir perdue ». Elle se voit proposer de nombreux projets de mariage du fait de sa très grande fortune ; nombre de princes et de souverains demandent sa main, mais ces projets échouent à cause de son père et du roi son cousin, jaloux, ainsi que de la haute opinion qu'elle avait de son propre rang — elle est très indépendante et refuse d'obéir à son père et au roi, entendant choisir elle-même son époux. Depuis son plus jeune âge, Anne-Marie-Louise avait le projet d'épouser le roi, son cousin. Le cardinal Richelieu, puis le cardinal Mazarin, font tout pour s'opposer à une telle union, s'attirant l'inimitié de la duchesse. Ses espoirs sont réduits à néant le jour où Louis XIV épouse l'infante d'Espagne. La Grande Mademoiselle prendra une part très active dans la Fronde qui l'opposera à son jeune cousin Louis XIV. Le 2 juillet 1652, lors de la bataille du faubourg Saint-Antoine, la duchesse fait tirer le canon de la Bastille sur les troupes royales pour sauver son cousin, le prince de Condé pour qui elle nourrit également des projets matrimoniaux. Le neveu préféré de Mazarin, Paul Mancini, fait partie des victimes de ces combats. Ces deux épisodes ruinent sa réputation et sa faveur : le roi l'exile en Bourgogne pour trois ans. Sur ses terres de Saint-Fargeau (Yonne), de 1652 à 1657, elle se lance dans l'écriture de mémoires dont elle poursuit la rédaction au château d'Eu, en Normandie. Dans ce récit elle raconte ses souvenirs comme une poignante confession. Elle brosse son portrait, confie ses états d'âme sans fausse pudeur et même avec un certain talent, teinté d'égotisme. Encore lus de nos jours, ses mémoires sont un témoignage important et, somme toute, unique de la vie d'une femme au xviie siècle, prisonnière de son éducation et de son rang : là où les autres mémorialistes disent ce qu'ils ont vécu, elle dit ce qu'elle a ressenti. Elle privilégie les arts durant son exil en découvrant notamment Lully, puis, ultérieurement, en l'introduisant à la cour du Roi. La duchesse revient à la Cour en 1657. Un épisode célèbre de sa vie est son aventure, à partir de 1670, à l'âge de 43 ans, avec le duc de Lauzun, un gentilhomme cadet de Gascogne, bellâtre et volage, de cinq ans plus jeune, qui lui fait une cour assidue. Le roi, devant l'insistance de sa cousine, autorise le mariage pour le plus grand bonheur de celle-ci en lui conseillant toutefois de vite se marier avant que la nouvelle ne se sache. Lorsque les courtisans apprennent ce projet, ils protestent en effet : Lauzun est issu d'une famille désargentée et qui n'a pas de place importante à la cour ; il y a entre lui et la Grande Mademoiselle un immense fossé social. Trois jours après avoir autorisé le mariage, Louis XIV convoque les amants, sa cousine et Lauzun, pour leur retirer le droit d'épouser Lauzun. Celle-ci est désespérée ; elle hurle, pleure, mais rien n'y fait. Lauzun, quant à lui, réagit froidement et demeure insensible et détaché : en effet, il souhaitait épouser Anne-Marie-Louise pour profiter de son immense fortune. Il essaie alors d'obtenir une charge plus importante à la cour, s'adressant pour cela à madame de Montespan, la maîtresse du roi. Elle accepte de parler au roi en sa faveur. Lauzun se cache alors sous le lit de la marquise de Montespan et du roi et entend celle-ci dire à Louis XIV qu'il faut se méfier de lui et surtout ne pas lui accorder cette charge. Peu de temps après, Lauzun, furieux, insulte la marquise. Le roi le fait alors emprisonner pendant dix ans dans la prison de Pignerol. Pour l'en faire sortir, la Grande Mademoiselle accepte de faire don d'une partie de sa fortune, essentiellement des terres (le comté d'Eu, la principauté des Dombes et la baronnie de Beaujolais) au fils naturel de Louis XIV, le duc du Maine et d'en faire son héritier. Elle épouse secrètement Lauzun — sans doute vers 1671, cependant encore aujourd'hui le doute demeure — mais n'y trouve pas son bonheur. Lauzun se lasse bientôt d'elle pour reprendre sa carrière de courtisan ambitieux et de séducteur invétéré. Malgré son immense fortune, la Grande Mademoiselle n'est pas très populaire à la Cour. La plupart des courtisans et des princes, dont Louis XIV lui-même, sont jaloux non seulement de son argent mais aussi de ses innombrables possessions. La marquise de Sévigné la décrit dans ses lettres comme une personne très avare et assez froide qui a peu d'amis à Versailles. Elle passe ses dernières années en dévotion. Elle meurt à soixante-cinq ans en 1693 d'une maladie de vessie qui s'aggrave rapidement. Le mémorialiste Saint-Simon écrit : « L'urne qui était sur une crédence et qui contenait les entrailles se fracassa avec un bruit épouvantable et une puanteur subite et intolérable ». Son corps est inhumé dans le caveau des Bourbons en l'église abbatiale de Saint-Denis. Son cœur est porté à la chapelle Sainte-Anne (nommée la « chapelle des cœurs » renfermant les cœurs embaumés de 45 rois et reines de France) de l'église du Val-de-Grâce. En 1793, lors de la profanation de cette chapelle, l'architecte Louis François Petit-Radel s'empare de l'urne reliquaire en vermeil contenant son cœur, le vend ou l'échange contre des tableaux à des peintres qui recherchaient la substance issue de l'embaumement dite « brun momie » – très rare et hors de prix – qui était censée, une fois mêlée à de l'huile, donner un glacis incomparable aux tableaux.






Cette édition de 1735 des Mémoires de la Grande Mademoiselle est considérée comme une des meilleures éditions anciennes même si les éditeurs ont alors jugés bon de faire de larges corrections de style et quelques erreurs. La première édition de ces Mémoires date de 1728 (6 volumes). La première édition faite sur le manuscrit original a été donnée par A. Chéruel avec notes biographiques et historiques à Paris (Charpentier, 1858-1859, 4 vol.).



Superbe exemplaire parfaitement établi par Chambolle-Duru vers 1880.

Prix : 4.000 euros

vendredi 7 juin 2024

Paul Verlaine. Parallèlement. Paris, Georges Guillot, 1949. 15 pointes sèches par Mariette Lydis coloriées à la main (avec suite en noir) et 5 estampes refusées en noir et en couleurs. Splendide reliure plein maroquin décorée de filets dorés parralèles (reliure allusive). Exemplaire de choix.

VERLAINE, Paul. | Mariette LYDIS (illustratrice).

PARALLÈLEMENT.

Georges Guillot, Paris, 1949

1 volume in-folio (33 x 26 cm) de 105-(1) pages et 15 pointes sèches de Mariette Lydis + 15 pointes sèches de la suite en noir + 5 planches refusées en couleurs + 5 planches refusées en noir.

Reliure de l'époque plein maroquin marron pays de loire décoré sur les deux plats de filets dorés parallèles groupés par six (reliure allusive), dos lisse titré en grandes lettres aux filets dorés, filets dorés parrallèles en tête et en queue du dos, doublures et gardes de velours prune violettes, encadrement intérieur de filets dorés parrallèles, tranches dorées, couvertures (les deux plats et le dos) conservés. Reliure d'art finement exécutée à l'époque et dont la signature dans le bas des contreplats intérieurs à été étonnamment grattée (une signature sur chaque contreplat a été méticuleusement grattée, pourquoi ? aucune idée). Reliure en parfait état. Intérieur très frais. Rares rousseurs.


Tirage à 565 exemplaires

Celui-ci un des 70 exemplaires sur Rives blanc à la forme comprenant l’état définitif en couleurs relié dans le volume, une suite en noir, cinq planches non retenues inédites (plus libres) dans leur état en noir et en couleurs. Il s'agit du deuxième papier après 20 exemplaires sur Arches blanc.

Cet ouvrage, réalisé par Solange et Georges Guillot, éditeurs à Paris 7 rue Perronet, a été imprimé pour la typographie sur les presses du maître-imprimeur Joseph Zichieri. Le colorirage des gravures a été entièrement exécuté à la main par Nadine Guillot et les pointes sèches ont été tirées dans les ateliers en taille-douce de Georges Leblanc. Ce volume a été achevé d'imprimer le 26 février 1949.





La superbe suite de pointes sèches de Mariette Lydis illustre parfaitement les poésies de Verlaine. On y trouve un érotisme délicat et la gravité nécessaire aux textes sombres de l’auteur.

Parallèlement est le titre du septième recueil poétique en vers de Paul Verlaine, publié en 1889 chez l'éditeur Léon Vanier, puis enrichi en 1894. À l'instar de précédents recueils comme Jadis et naguère, cette œuvre regroupe des pièces composées très antérieurement et bien différentes par leur inspiration. Verlaine semble avoir eu l'idée même du recueil dès le début de 1886, lorsqu'il écrit à son éditeur Léon Vanier, dans sa lettre du 6 février 1886 : « Amour et Parallèlement marcherons d'un bon pas [...] ». Le recueil définitif voulu par Verlaine en 1894 contient 51 poèmes. Cette édition contient les pièces en vers suivantes : Les Amies : Sur le balcon | Pensionnaires | Per amica silentia | Printemps | Été | Sappho |  Filles : À la princesse Roukhine | Séguidille | Casta piana | Auburn | À mademoiselle *** | À madame *** | Révérences | Prologue d'un livre dont il ne paraîtra que les extraits | Impression fausse | Autre |  Réversibilités | Tantalized | Invraisemblable mais vrai | Le dernier dizain | Lunes : « Je veux, pour te tuer... » | À la manière de Paul Verlaine | Explication | Autre explication | Limbes | Lombes | Dernières pièces : La dernière fête galante | Poème saturnien | L'impudent | L'impénitent | Sur une statue de Ganymède | Prologue supprimé : À un livre d'« invectives » | Le sonnet de l'homme au sable | Guitare | Ballade de la vie en rouge | Mains |  « Les morts que l'on fait saigner dans leur tombe... » | Nouvelles variations sur le point du jour | Pierrot gamin | « Ces passions qu'eux seuls nomment... » | Læti et errabundi | Ballade de la mauvaise réputation | Caprice | Ballade | Sappho.













Quel nom de grand relieur se cache derrière ce superbe travail d'art décoré de manière allusive ? Cette reliure n'est en effet décorée que de filets dorés parrallèles.

Magnifique exemplaire avec les épreuves coloriées à la main.

Prix : 4.500 euros