jeudi 6 juin 2024

Oeuvres de Alfred de Musset. Poésies. Comédies et Proverbes. La Confession d'un enfant du siècle. Nouvelles. Contes et Nouvelles. Mélanges de littérature et de critique. Oeuvres posthumes. Biographie de A. de Musset par Paul de Musset. Paris, Alphonse Lemerre, 1876-1877. 11 volumes petits in-12. Reliure de l'époque plein maroquin bleu nuit signée Chambolle-Duru. Un des exemplaires imprimés sur vergé de Hollande. Exemplaire auquel on a ajouté au moment de la reliure la suite de 42 eaux-fortes tirées sur papier de Chine avant la lettre gravée par Louis Monziès d'après les dessins de Henri Pille. Splendide exemplaire luxueusement relié à l'époque.


MUSSET (Alfred de)

Oeuvres de Alfred de Musset. Poésies. Comédies et Proverbes. La Confession d'un enfant du siècle. Nouvelles. Contes et Nouvelles. Mélanges de littérature et de critique. Oeuvres posthumes. Biographie de A. de Musset par Paul de Musset.

Paris, Alphonse Lemerre, 1876-1877 (imprimé par Jules Claye à Paris pour les cinq premiers volumes puis par Albert Quantin, son successeur du sixième au onzième et dernier volume)

11 volumes petits in-12 (16 x 9,5 cm) de 404-(1) + 12 pages de cartons (pages modifiées à l'impression), 335-(1) + 4 pages de cartons, (4)-453-(3), (4)-405-(3), (4)-413-(3), (4)-391-(5), (4)-390-(3) + 4 pages de cartons, (4)-351-(5), (4)-433-(4), (2)-275-(2) + 4 pages de cartons et (4)-361-(4) pages. Collationné complet (et bien complet des cartons modifiés reliés in fine des volumes correspondants).

Reliure de l'époque plein maroquin bleu nuit, dos à nerfs richement ornés aux petits fers, millésime doré en queue, triple-filet doré en encadrement des plats, double-filetd doré sur les coupes, dentelle dorée en encadrement intérieur des plats, doublures et gardes de papier peigne, tranches dorées sur témoins (tranches non rognées, ébarbées simplement), couvertures imprimées sur parchemin végétal conservées en excellent état (les deux plats et les dos), avec les rousseurs et brunissures inhérentes au parchemin végétal. Reliures très fraîches signées dans la dentelle intérieure : CHAMBOLLE-DURU. Intérieur parfait avec les gravures ajoutées (voir détail ci-après).

Un des exemplaires imprimés sur vergé de Hollande.

Ces volumes étaient publiés à 6 francs le volume sur papier teinté (tirage courant). Il a été tiré 130 exemplaires sur papier de Chine à 25 francs et 130 exemplaires sur papier Whatman à 20 francs. Notre exemplaire est un des quelques exemplaires non justifiés et non décrits par les bibliographes sur papier de Hollande. Nous ne savons pas le chiffre exact du tirage pour ce papier.

Exemplaire auquel on a ajouté au moment de la reliure la suite de 42 eaux-fortes tirées sur papier de Chine avant la lettre gravée par Louis Monziès d'après les dessins de Henri Pille (cette suite a été publiée seulement en 1884, ce qui permet de dater la reliure de notre exemplaire avec précision).

Exemplaire auquel on a ajouté également cinq portraits gravés d'Alfred de Musset.

Ensemble parfaitement complet des 10 volumes d'Oeuvres auquel vient s'ajouter la biographie d'Alfred de Musset par son frère Paul et qui constitue le onzième et dernier volume.







Cette édition portative en petit format est ordinairement imprimée sur papier vélin teinté. Notre exemplaire est un des quelques exemplaires, agrémenté de la suite des estampes gravées par Monziès d'après Henri Pille dans le rare tirage avant la lettre sur papier de Chine.

Que reste-t-il d'Alfred de Musset aujourd'hui ? De très beaux vers, de très belles pièces de théâtre, et le souffle impétueux de la passion entre chaque ligne. Alfred de Musset (1810-1857) fut le poète et le dramaturge de la période romantique par excellence. On se rappellera de sa vie de dandy débauché et de ses amours tumultueuses avec George Sand. Sa Confession d'un enfant du siècle restera comme son autobiographie à peine déguisée. De santé fragile et en proie à l'alcoolisme et aux affres de la débauche de toutes parts, Alfred de Musset meurt de la tuberculose le 2 mai 1857 à l'âge de 46 ans et quelques mois. En 1859, George Sand publie Elle et Lui, roman épistolaire d'inspiration autobiographique. Elle y révèle en particulier l’héautoscopie dont souffrait Musset, forme de dépersonnalisation (avec un double maléfique) qui explique le caractère hallucinatoire de La Nuit de décembre. Jugeant son frère calomnié par l'ensemble du roman, Paul de Musset lui réplique, six mois plus tard, en faisant paraître Lui et Elle.

Paul de Musset est né à Paris en 1804 et mort en 1880. Frère aîné d'Alfred de Musset, il fut aussi écrivain, auteur notamment de Lui et Elle, en 1859, parodie du récit autobiographique de George Sand, Elle et Lui, sur sa relation tumultueuse avec Alfred de Musset. Paul de Musset vouait un véritable culte à son frère cadet. Paul de Musset jouera un grand rôle dans la redécouverte de l'œuvre d'Alfred de Musset, par la rédaction de biographies et la réédition d'un grand nombre de ses œuvres, comme La Mouche ou les Caprices de Marianne. Paul de Musset attendra cependant 20 ans après la mort de son frère pour donner au public une biographie complète (1877). George Sand était morte en juin 1876, ce qui lui laissait toutes libertés pour écrire enfin la vie de son frère.









"Alfred de Musset aurait connu sa première passion à l'âge de quatre ans, séduit par les récits enflammés de sa cousine Clélie. C'est en tout cas ce que raconte son frère aîné, Paul, dans cette biographie. Entre anecdotes d'enfance insolites et récits d'aventures romantiques, il nous relate la vie du poète et du dramaturge sous un angle inattendu. C'est cette biographie qui a rendu légendaire la passion destructrice d'Alfred de Musset pour George Sand." (Présentation de l'édition de 2010, Collection Points).

Si Alfred de Musset avait été un peu oublié peu de temps avant sa mort et même un peu après, les très belles éditions de ses poésies et de son théâtre ont rapidement rendu justice à son talent d'écrivain romantique écorché vif.

“Une femme est comme votre ombre, courez après, elle vous fuit ; fuyez-la, elle vous court après !” (Alfred de Musset)

“Le mal existe, mais pas sans le bien, comme l’ombre existe, mais pas sans la lumière.” Alfred de Musset in Lorenzaccio

“C’est que la sagesse est un travail, et que pour être seulement raisonnable, il faut se donner beaucoup de mal, tandis que pour faire des sottises, il n’y a qu’à se laisser aller.” Alfred de Musset in Margot

Référence : Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, I, 744

Splendide exemplaire du tirage sur papier de Hollande avec suite des estampes sur Chine avant la lettre et luxueusement relié à l'époque par Chambolle-Duru, parfaitement conservé.

Prix : 7.000 euros

mardi 4 juin 2024

Le Pornographe ou Idées d'un honnête-homme sur un projet de règlement pour les prostituées, par Rétif de la Bretonne [Restif de la Bretone] (1769). Edition originale rare et recherchée en reliure de l'époque très bien conservée. De la biblithèque de M. de Maussion d'Arrancy (ex libris).


Nicolas-Edme RESTIF DE LA BRETONE (RÉTIF DE LA BRETONNE)

LE PORNOGRAPHE OU IDÉES D'UN HONNÊTE-HOMME SUR UN PROJET DE RÈGLEMENT POUR LES PROSTITUÉES, Propre à prévenir les Malheurs qu'occasionne le Publicisme des Femmes. Avec des Notes historiques et justificatives.

A Londres, chez Jean Nourse et à La Haye, chez Gosse junior et Pinet, 1769

2 parties reliées en 1 volume in-8 (18,8 x 12 cm) de 368 pages. Les pages 5/6 n'existent pas. Bien complet du faux-titre "Idées singulières. Première partie.".

Reliure strictement de l'époque demi-veau fauve marbré, dos lisse orné, pièce de titre dorée sur papier ocre, plats recouverts de papier à la colle dans les tons ocre, tranches rouges. Reliure et Intérieur très frais.



ÉDITION ORIGINALE DE CE CÉLÈBRE TEXTE DE RÉTIF DE LA BRETONNE VISANT A RÉGLEMENTER LA PROSTITUTION.

Tirage à 2.000 exemplaires suivant la Revue des ouvrages de l'Auteur (1784). Ici avec le tirage de la page de titre sans le nom du libraire Delalain qui vendait les exemplaires.








« La dépravation suit le progrès des lumières. Chose très naturelle que les hommes ne puissent s'éclairer sans se corrompre. » écrit Rétif dans son Pornographe, lui qui fréquentait assidûment les petites maisons de la capitale comme il le décrit lui-même dans divers ouvrages. Rétif se targuait de vouloir tout réformer : les mœurs, les arts (le théâtre), et bien d'autres choses encore. Les mots pornographie et pornographe ont déjà au XVIIIe siècle le sens d’aujourd’hui (peinture ou texte obscène, et celui qui produit ces œuvres), mais Rétif dans son titre l’emploie dans un sens plus technique, celui d’essai sur la prostitution et la manière de la réformer. « Je te vois sourire ; le nom demi barbare de PORNOGRAPHE erre sur tes lèvres. Va, mon cher, il ne m’effraie pas. Pourquoi serait-il honteux de parler des abus qu'on entreprend de réformer ? » (Le Pornographe).

L'ouvrage est divisé en deux parties. La première, sous forme de lettres adressées entre deux personnes de qualité. On trouve à la fin le Projet de Règlement pour les Filles publiques, sous la protection du gouvernement, établi en LXV articles. La seconde partie contient les notes historiques. C'est le même Rétif qui écrivait : « La pudeur des femmes n'est que leur politique ; tout ce qu'elles cachent ou déguisent n'est caché ou déguisé que pour en augmenter le prix quand elles le révèlent. » ou encore « La femme ne sent son pouvoir qu'autant qu'elle en abuse. » ; attaqué sournoisement par une première maladie vénérienne en 1757 (il a 23 ans), puis une seconde en 1770 même, puis encore en 1776 et 1785 ; Rétif avait de quoi en vouloir aux prostituées, sa passion dévorante pour le beau sexe et le libertinage lui aura prodigué mille délices et mille supplices. « Les belles du Palais Royal sont très jolies, surtout les jeunes ; quant aux vieilles, c’est comme partout ; une vieille bête n’est jamais belle. » in Le Palais Royal - Première partie: Les filles de l’Allée-des-soupirs, en 1790.








Fils de paysans de l'Yonne, devenu ouvrier typographe à Auxerre et Dijon, Nicolas Restif de La Bretonne s'installe à Paris en 1761 : c'est alors qu'il commence à écrire. Il a une vie personnelle compliquée et est sans doute indicateur de police. Polygraphe, il fait paraître de très nombreux ouvrages touchant à tous les genres, du roman érotique (L'Anti-Justine, ou les Délices de l'amour) au témoignage sur Paris et la Révolution (Les Nuits de Paris ou le Spectateur nocturne, 1788-1794, 8 volumes) en passant par la biographie avec La Vie de mon père (1779) où il brosse un tableau idyllique du monde paysan avant la Révolution avec la figure positive de son père. Il a également touché au théâtre sans grand succès. Cherchant constamment des ressources financières - il mourra d'ailleurs dans la misère -, il écrit aussi de nombreux textes pour réformer la marche du monde. Cependant l'œuvre majeure de Restif de la Bretonne est sa vaste autobiographie, Monsieur Nicolas, en huit volumes échelonnés entre 1794 et 1797. Ce livre fleuve se présente comme la reconstruction d'une existence et expose les tourments de l'auteur/narrateur comme à propos de la paternité - le titre complet est Monsieur Nicolas, ou le Cœur humain dévoilé -, mais témoigne aussi de son temps et constitue une source très abondante de renseignements sur la vie rurale et sur le monde des imprimeurs au XVIIIe siècle. C'est aussi un philosophe réformateur pénétré de rousseauisme qui publie des projets de réforme sur la prostitution, le théâtre, la situation des femmes, les mœurs, et un auteur dramatique. Rétif de la Bretonne s'est surtout raconté dans ses livres, il devint ainsi ce qu'il voulait être : l'homme-livre, tout entier dans ses livres qui ne font aujourd'hui plus qu'un avec lui.



Provenance : de la bibliothèque de M. de Maussion d'Arrancy avec son ex libris armorié contrecollé au premier contreplat. Il s'agit vraisemeblablement de Thomas de Maussion d'Arrancy (1764-1839). Magistrat en 1784, il resta en dehors des affaires publiques jusqu'au 18 brumaire, et devint ensuite maire d'Arrancy, conseiller d'arrondissement de Laon et conseiller général de l'Aisne. Élu, le 24 novembre 1821, député du grand collège de l'Aisne, il assista quelques jours après à un banquet offert aux élus de son département, et y déclara qu'il voulait, comme ses collègues, le maintien du trône constitutionnel, de la Charte et des libertés publiques. Il rentra, en 1830, dans la vie privée. Son ex libris présent dans ce volume est lithographié et semble avoir été imprimé au plus tôt vers 1830-1835, vers la fin de sa vie. La bibliothèque du Château d'Arrancy (Aisne) était pleine de plusieurs centaines de volumes alignés dans de belles "boiseries blanches", bibliothèque non composée pour l'apparat mais pour l'étude et la documentation (on trouve ces informations dans les Archives de la Société Française des Collectionneurs d'ex-Libris, année 1917). Le château du XVIIe siècle a été entièrement détruit (puis reconstruit à l'identique) pendant la première guerre mondiale. 

Références : P. Lacroix, p. 98-100 ; Rives-Childs, p. 210-212

Bel exemplaire en agréable reliure de l'époque.

Prix : 2.300 euros

dimanche 2 juin 2024

Le Livre des Mille Nuits et une Nuit. Traduction complète de l'arabe par le Docteur J.-C. Mardrus. Monumentale édition illustrée par le peintre orientaliste Léon Carré et décorée d'ornements par Racim Mohammed. Un des 50 exemplaires de tête sur Japon accompagné des 12 gouaches originales requises et suite. Rarissime sur ce papier avec les gouaches de Léon Carré.


MARDRUS (Dr J.-C.), traducteur | Léon Carré, illustrateur | Racim Mohammed, illustrateur

LE LIVRE DES MILLE NUITS ET UNE NUIT. Traduction littérale et complète du texte arabe par le Dr J.-C. Mardrus. Illustrations de Léon Carré. Décoration et ornements de Racim Mohammed.

L'Edition d'Art H. Piazza, Paris, 1926-1932

12 volumes grands in-4 (30,2 x 23,2 cm), brochés. Couverture illustrée rempliée. 250 à 300 pages par volume (collationné complet). Avec 144 compositions hors-texte de Léon Carré reproduites en couleurs par le procédé entièrement nouveau (utilisé pour la première fois dans cet ouvrage) mis au point par Louis Grenier, de la maison Godde et Chevassu. Très bon état des volumes (sans emboîtages). Dos des brochages éclaircis comme toujours pour cet ensemble.

Tirage à 2.500 exemplaires.

Celui-ci, un des 50 exemplaires de tête imprimés sur Japon impérial.

Chaque volume est accompagné d'une suite tirée sur vélin mince en camaïeu de bleu et d'une grande gouache originale, outre le tirage en couleurs des hors-texte brochés dans les volumes.

La justification du tirage annonce pour ce papier une suite en couleurs qui n'est pas présente ici (s'il s'agit bien d'une suite différente des hors-texte brochés dans les volumes).












L'illustration se compose donc pour cet exemplaire de 144 compositions en couleurs tirées sur Japon (brochées dans les volumes), 144 compositions en camaieu de bleu et 12 gouaches originales inédites signées par l'artiste sur bristol blanc.

Le tirarge comprend outre ce tirage de tête sur Japon, 250 exemplaires sur Japon avec suite en noir des illustrations et 2.200 exemplaires sur vélin chiffon.

Chaque volume de notre série porte le même numéro (n°22) au composteur.

Les volumes sortent des presses de l'imprimeur G. Kadar à Paris. Texte imprimé dans des encadrements et décors imprimés en différents tons d'un volume à l'autre, impression polychrome et or des titres et des bandeaux.





Joseph-Charles Mardrus (1868, né au Caire -  en 1949 à Paris) était un médecin, poète et traducteur français. Il fut, en son temps, un éminent orientaliste et un acteur important de la vie parisienne. « Musulman de naissance et Parisien par accident », ainsi qu’il se définissait lui-même bien qu’Égyptien et catholique, Mardrus fut un grand voyageur, parcourant les mers à la recherche des légendes de son Orient natal. Aimant les fleurs, les pierres précieuses, les tables fastueuses, les tissus chamarrés et la photographie, il fut de ceux qui insufflèrent au monde parisien un engouement pour l'orientalisme, tout comme son ami Paul Poiret avec qui il créa la « Mille et Deuxième Nuit ». Encouragé par Stéphane Mallarmé, il traduisit, de 1898 à 1904, une nouvelle version des Contes des Mille et Une Nuits (éd. de la Revue blanche puis Fasquelle, 1899-1903), en seize volumes et 116 contes, dans une perspective plus érotique, au texte non expurgé, faisant ressortir les transgressions et les ellipses amoureuses se nichant dans le texte initial d'Antoine Galland. Il se servit d’un ensemble varié de textes (l’édition de Boulaq, la traduction de Scott, le recueil d’Artin Pacha et de Spitta bey), et même des histoires hindoustani, tout en prétendant, invraisemblablement1, disposer d’un manuscrit inédit. Ses histoires de Douce Amie, d’Ali Baba ou de La Reine de Saba enchantèrent le Paris des années 1900-1920, d’autant plus que les textes furent merveilleusement illustrés par de nombreux artistes qui assurèrent les illustrations de plusieurs éditions, tels Léon Carré, François-Louis Schmied, Kees van Dongen, André Derain, Antoine Bourdelle et Picart Le Doux. D’autres artistes s’inspirèrent de son ouvrage pour leurs créations, tels Ketty Carré, Eloïse Carolyn Huitel, Louis-Auguste Veillon, Albert Besnard, Pascin, Othon Friesz, sculptures de Lucien Gibert, marionnettes de Jacques Chesnais habillées par Paul Poiret, des costumes et maquettes de François Quelvée. Ami de personnalités aussi différentes que Paul Poiret, l’abbé Mugnier, José-Maria de Heredia, Robert de Montesquiou, André Gide, Auguste Rodin, Élisabeth de Gramont et Catulle Mendès, il entretint également une importante correspondance suivie avec des personnalités du monde intellectuel de l’époque, tels qu'André Gide, Pierre Louÿs, Maurice Maeterlinck, Henri de Régnier, Remy de Gourmont, José-Maria de Heredia, Robert de Montesquiou et Natalie Clifford Barney. 

L'édition Piazza que nous proposons demeure l'édition monumentale et ultime du XXe siècle. Elle réunit sous un format majestueux, une luxueuse impression et une illustration riche et parfaitement adéquate.




Qui ne connaît encore aujourd'hui l'Histoire d'Aladin et la lampe magique ou encore celle d'Ali-baba et les Quarante voleurs ? ou encore l'Histoire de Camaralzaman et de la princesse Boudour ? ou encore les voyages de Sindbad le marin ? Humilié par son épouse volage, Shahryar, le roi de Perse, est persuadé que toutes les femmes sont infidèles. Pour se venger, il décide d'épouser chaque jour une jeune fille qu'il tuera le matin suivant, après la nuit de noces. Afin de mettre un terme à cette folie, Shéhérazade se porte volontaire, épouse le roi et, pendant mille et une nuits, lui raconte d'extraordinaires histoires. Ces contes mêlent le merveilleux et la magie, et transportent le lecteur attentif au pays des songes éveillés.

Léon Carré (1878-1942) était un peintre orientaliste. Né à Granville il est mort à Alger en 1942. Il suivit les cours de Léon Bonnat et ceux de Luc-Olivier Merson. Il exposa au Salon des Artistes Français de 1900, puis en 1905, puis au Salon des Indépendants. Il voyage en Algérie une première fois en 1907 où il se fixe en 1909. En peinture il utilisa plusieurs techniques du pastel à l'huile en passant par la gouache. Les Mille et une Nuit sont le plus imposant travail pour le livre qu'il donna et cela lui prit près de huit années pour achever cet imposant projet avec l'éditeur Henri Piazza. On lui doit chez le même éditeur (1914) l'illustration pour le Jardin des Caresses de Toussaint.



Les 12 gouaches originales signées de Léon Carré qui accompagnent ces 12 volumes sont comme 12 joyaux accompagnant ce luxueux tirage de tête sur Japon.

Bel exemplaire broché.

Prix : 15.000 euros