mardi 15 novembre 2022

La nouvelle d'un révérend Père en Dieu, et bon Prélat de nostre mère saincte Eglise, demorant en Avignon, et le moyen, comme il ressuscita de mort, à vie, avec le deschiffrement de ses tendres amourettes. 1546 [1862]. Réimpression textuelle (faite par le Bibliophile Jacob) et collationnée sur l'exemplaire unique de l'édition de 1546, conservé à la Bibliothèque impériale, à Paris. Bel exemplaire parfaitement conservé provenant de la bibliothèque du Bibliophile Jacob (Paul Lacroix).



[Anonyme - Jean de LUXEMBOURG] [Paul LACROIX, dit le Bibliophile Jacob]

La nouvelle d'un révérend Père en Dieu, et bon Prélat de nostre mère saincte Eglise, demorant en Avignon, et le moyen, comme il ressuscita de mort, à vie, avec le deschiffrement de ses tendres amourettes. Faicte et composée par notable et scientifique personne, maistre Colin Royer, bachelier formé in utroq. Et Médecin fameux, passé Docteur à Montpellier, practiquant maintenant à la bonne cité de Bordeaulx. Réimpression textuelle et collationnée sur l'exemplaire unique de l'édition de 1546, conservé à la Bibliothèque impériale, à Paris.

Paris, chez Jules Gay, 1862 [1546] [imprimé par Jouaust père et fils, Paris]

1 volume in-12 (15,8 x 9,5 cm) de IV-39-(1) pages. Cartonnage bradel plein papier de l'époque, titre en long doré sur pièce de maroquin rouge. Couvertures jaunes imprimées conservées (les deux plats et le dos). Excellent état de l'ensemble.

Tirage unique à 117 exemplaires.

Celui-ci, un des 115 exemplaires sur papier de Hollande (il a été tiré en outre 2 exemplaires sur peau de vélin).



Exemplaire de la bibliothèque du bibliographe Paul Lacroix dit Le Bibliophile Jacob.

L'Avis de l'éditeur non signé est de Paul Lacroix.












"L'histoire de l'évêque amoureux dont le nom n'est point prononcé est une satire en prose faite par Jean de Luxembourg, qui lui en voulait. Les portraits tant du prélat que de sa maîtresse sont extrêmement chargés, et il y a, ce semble, de la contradiction à dire que cette femme qu'on représente si cruelle à son amant ne laissait pas non seulement de manger et de boire avec lui, mais encore de coucher sans difficulté en même lit. Le lieu de l'impression est falsifié. Il est évident que, comme pour Catherine des Bas-Souhaiz, le lieu de l'impression de ce volume est, non Troyes, mais Larrivou. C'est le même imprimeur, les mêmes caractères, le même papier, la même année. Cet ouvrage ne parait pas avoir été jamais réimprimé. Il est rarissime. Le seul exemplaire que nous en connaissions se trouve à Paris, à la Bibliothèque impériale (aujourd'hui numérisé sur Gallica où l'on peut constaté que l'exemplaire est relié en veau marbré du XVIIIe siècle) ; il est classé parmi les romans (Y2 799) ; le volume a appartenu successivement à Ballesdens, à Etienne Baluse à Châtre de Cangé. Il contient deux annotations manuscrites du XVIe siècle, que nous avons recueillies. Dans Catherine des Bas-Souhaiz, on a démontré que la marque de l'enfant nu suspendu à un palmier est bien celle de Nicole Paris et non celle de Jean Girard de Genève (cette marque est à la fin du volume). On peut du reste, la voir complète, c'est-à-dire avec les mots : M. Nicolle Paris, sur le Second enfer d'Etienne Dolet, Troyes, 1544, pet. in-8, qui se trouve également à la Bibliothèque impériale (Y 4497)." (Avis de l'éditeur, par Paul Lacroix).

Références : Patrick J. Kearney, A catalogue of publications of Jules Gay, etc., n°294

Provenance : de la bibliothèque de Paul Lacroix (1806-1884) dit le Bibliophile Jacob, le plus célèbre des bibliographes et polygraphes du XIXe siècle. Aucune mention ou ex libris ne permettent d'identifier cette provenance qui cependant est attestée par le fait que ce volume a été acheté en même temps que d'autres volumes du même genre (réimpression des raretés bibliographiques), tous reliés en cartonnage plein papier à la bradel, avec l'un des volumes de cet ensemble imprimé au nom de Paul Lacroix. Tous ces volumes ont été reliés de la même manière pour le Bibliophile Jacob, probablement dans la fin des années 1870 ou le début des années 1880. On sait que le Bibliophile Jacob s'était fait faire un ex libris pour les livres de sa bibliothèque à cette période. Ces volumes ne le contiennent pourtant pas. Chaque volume acquis de cet ensemble ont été préfacé par le Bibliophile Jacob ou édité par ses soins.



Rare édition que l'on peut considérer comme la seule que l'on peut encore trouver.

Bel exemplaire parfaitement conservé provenant de la bibliothèque du Bibliophile Jacob (Paul Lacroix).

Prix : 600 euros

lundi 14 novembre 2022

Emile Zola. La Terre. Les Rougon-Macquart, histoire naturelle d'une famille sous le second empire. Cent vingtième mille comprenant une suite de 18 lithographies originales de H.-G. Ibels. Avec relié à l'époque une superbe aquarelle originale signée H. de Sta servant de frontispice au volume. Bel exemplaire parfaitement établi à l'époque par Durvand.


Emile ZOLA. H.-G. IBELS (illustrateur). H. de STA (aquarelle originale).

La Terre. Les Rougon-Macquart, histoire naturelle d'une famille sous le second empire. Cent vingtième mille comprenant une suite de 18 lithographies originales de H.-G. Ibels.

Paris, Bibliothèque-Charpentier, Eugène Fasquelle, éditeur, 1897 (Imprimeries Réunies, Paris)

1 volume in-18 (19 x 12,5 cm) de (4)-519 pages et 18 lithographies hors-texte tirées en sanguine et protégées par des calques imprimés.

Reliure strictement de l'époque demi-maroquin à larges coins à grain long de couleur olive pas tout à faire mure, dos lisse orné aux petits fers, notamment d'un fer spécial "gerbe de blé et faucille", millésime doré en queue, filets dorés sur les plats, tête dorée, autres tranches non rognées, couvertures conservées en excellent état (les deux plats et le dos). Reliure signée DURVAND. Dos uniformément éclairci viré à l'olive un peu moins mure (ou plus mure cela dépend comment on la regarde). Papier ordinaire jauni, un peu bruni sur les bords (ou aux entournures), ce qui est bien normal pour un ouvrage sur la terre. Exemplaire finement établi à l'époque.


Bien complet des 18 lithographies par H.-G. Ibels avec calques imprimés.

Il a été relié en tête à l'époque, servant de frontispice, un très beau dessin original signé H. de Sta. Ce superbe dessin à l'aquarelle a été exécuté sur papier du Japon.

Il y a un envoi autographe de l'artiste-illustrateur H.-G. Ibels sur le faux-titre dont ne subsiste que la signature (le nom du dédicataire a été soigneusement et impitoyablement gratté).


Henri-Gabriel Ibels (1867-1926) était un peintre membre du mouvement des Nabis. Élève à l'Académie Julian à Paris, Henri-Gabriel Ibels y fait la connaissance de Pierre Bonnard, Édouard Vuillard, Maurice Denis, Paul-Élie Ranson et Paul Sérusier qui constituent le groupe des nabis autour du Talisman. Surnommé le « Nabi journaliste » pour son penchant vers la vie sociale, illustrateur politique, passant son temps dans les journaux, il est l'un des maîtres de l'affiche et du dessin. Il puise son inspiration dans la vie de la rue, des cafés-concerts, des rings de boxe et du cirque. À partir de 1890, il collabore au journal Le Père peinard, feuille prolétarienne de l'anarchiste Émile Pouget, à La Revue anarchiste dirigée par son frère André (1872-1932), au numéro de La Plume consacré à l'anarchie, au Mirliton, à L'Escarmouche, La Revue blanche, Le Cri de Paris, Le Courrier français, L'Écho de Paris, L'Assiette au beurre — parfois avec son frère —, et enfin Le Sifflet, créé pour défendre Dreyfus. Il réalise les illustrations d'un grand nombre de programmes pour le Théâtre-Libre. Selon Félix Fénéon en 1891, « circonscrit par de fortes lignes, le pinceau de M. H.–G. Ibels volute à la Van Gogh dans le sens de la forme. M. Ibels, dans ses dessins, dans ses eaux-fortes, exerce une verve neuve de satiriste ». Il est de notoriété publique qu'Ibels manquait toujours d'argent. Ibels eut l'idée "d'offrir" ses dessins pour La Terre à Zola. A priori tout en lui suggérant d'utiliser ces dessins pour illustrer le centième mille de La Terre. Mais quelques négociations plus tard (on ne sait pas combien Ibels toucha pour ce "cadeau") ce fut seulement à l'occasion de l'impression du cent vingtième mille que fut commercialisé, dit-on, une centaine d'exemplaires (faut-il le croire?), avec cette suite de 18 lithographies en sanguine, avec imprimée sur la couverture, une justification spéciale en rouge. Ces volumes étaient vendus alors 12 francs contre 3 francs 50 seulement pour les exemplaires de tirage ordinaire. Ces volumes sont aujourd'hui recherchés pour cette suite, d'autant plus comme ici lorsqu'ils sont reliés de main de maître à l'époque. Notre exemplaire, avec sa très belle aquarelle originale servant de frontispice signée H. de Sta, possède ce supplément d'âme utile et nécessaire aux exemplaires hors ligne.







La Terre d’Émile Zola est le quinzième volume de la série des Rougon-Macquart (Paris, G. Charpentier et Cie, 1887), c'est sans doute l’un des plus violents. Zola y dresse en effet un portrait féroce du monde paysan de la fin du XIXe siècle, âpre au gain, dévoré d’une passion pour la terre qui peut aller jusqu’au crime. Tout l’ouvrage est empreint d’une bestialité propre à choquer les lecteurs de l’époque, les accouplements d’animaux alternant avec ceux des humains, eux-mêmes marqués par une grande précocité et par une brutalité allant fréquemment jusqu’au viol. Dès sa parution, la Terre a soulevé de violentes controverses, illustrées notamment par le Manifeste des cinq, article publié dans le Figaro par cinq jeunes romanciers qui conseillaient à Zola de consulter Charcot pour soigner ses obsessions morbides.

L’action se situe à Rognes (Romilly-sur-Aigre), grande ville de la Beauce. Le héros du roman est Jean Macquart, fils d’Antoine Macquart et de Joséphine Gévaudan, l’un des rares membres de la branche Macquart indemne de toute tare. Il apparaît déjà dans la Fortune des Rougon, où il apprend le métier de menuisier. Après avoir quitté Plassans, sa ville natale, il est tiré au sort en 1852 et participe aux campagnes militaires du Second Empire. Blessé en Italie, il reprend son métier de menuisier puis s’embauche comme ouvrier agricole à Rognes, où il reste pendant dix ans. Jean Macquart sera ensuite le héros de la Débâcle, on le retrouve encore dans le dernier roman du cycle, le Docteur Pascal. 







 L’histoire, particulièrement atroce, se déroule au sein de la famille Fouan. Le vieux Louis Fouan, dit le père Fouan, décide à l’âge de 70 ans de partager ses biens entre ses trois enfants : Hyacinthe, dit Jésus-Christ, Fanny, mariée, et Buteau. À charge pour eux de l’héberger, de le nourrir et de lui donner deux cents francs de rente chacun. Ils s’acquittent très mal de leur tâche, notamment Buteau, qui le dépossède peu à peu de sa maigre fortune. Buteau possède deux cousines, les sœurs Mouche. Il a fait un enfant à la première, Lise, qu’il a épousée trois ans plus tard lorsqu’elle est devenue une riche héritière. Quant à la seconde, Françoise, il la poursuit de ses avances avec tant d’insistance qu’elle se rapproche de Jean Macquart et finit par l’épouser. Ce mariage inquiète beaucoup Buteau et Lise, qui redoutent de voir une partie de l’héritage familial passer dans d’autres mains. Lorsqu’ils apprennent que Françoise est enceinte, ils décident de la faire avorter : Buteau viole Françoise avec l’aide de Lise, puis celle-ci pousse sa sœur sur une faux. Grièvement blessée, Françoise meurt. Le père Fouan, qui a assisté à la scène, est ensuite brûlé par les deux meurtriers. Quant à Jean Macquart, redevenu aussi pauvre qu’à son arrivée au village, il quitte Rognes et se rengage dans l’armée.


Bel exemplaire parfaitement établi par Durvand et bien complet de la suite de 18 lithographies originales par H.-G. Ibels et une superbe aquarelle originale signée H. de Sta servant de frontispice au volume.

Prix : 1.800 euros

mardi 8 novembre 2022

Etienne Barroil. Traité d'équitation de haute école. L'art équestre. Première partie : Iconographie des allures par E. Barroil, précédée d'une lettre-préface du Capitaine Raabe. Deuxième partie : Dressage raisonné du cheval par E. Barroil, avec une préface du Commandant Bonnal, de l'école supérieure de guerre. Important ouvrage sur le sujet, ici présenté dans une luxueuse reliure parlante décorée de l'époque. Superbe exemplaire.


Etienne BARROIL. [Capitaine Charles RAABE].

Traité d'équitation de haute école. L'art équestre. Première partie : Iconographie des allures par E. Barroil, précédée d'une lettre-préface du Capitaine Raabe. 177 vignettes et dessins par Gustave Parquet. Deuxième partie : Dressage raisonné du cheval par E. Barroil, avec une préface du Commandant Bonnal, de l'école supérieure de guerre. 85 vignettes et dessins par Gustave Parquet d'après les photographies instantanées de Delton.

Paris, J. Rothschild éditeur, 1889 (Paris, Typographie Ch. Unsinger)

2 parties reliées en 2 volumes in-8 de 188 et XXII-237 pages. Dessins et schémas dans texte. Planches hors-texte dépliantes.

Reliure strictement de l'époque plein maroquin brun poli, dos à nerfs richement orné aux petits fers dorés avec pièces mosaïquées de maroquin vert (fers à cheval dans les caissons), plats décorés d'un encadrement doré avec fers dorés et fers à cheval mosaïqués de maroquin vert dans les angles, filet doré sur les coupes, large roulette dorée en encadrement intérieur des plats, doublures et gardes de papier peigne glacé, tranches dorées (reliure signée H. MIRALLES). Excellent état de conservation. Papier vélin teinté. La première page de titre est uniformément teintée plus foncé à cause du papier de protection de la photographie (photogravure) en frontispice.

Edition originale.


Étienne Barroil (1851-1928), écuyer français civil, commentateur de Charles Raabe dont il est l'élève, et à travers lui du bauchérisme. Il publie en 1889 L'Art équestre. Traité raisonné de haute école d'équitation dont son maître a écrit la préface. Inspiré par les travaux de Muybridge sur la locomotion du cheval, il étudie les appuis et levers des sabots. 

"Ce traité d'équitation raisonné se fonde sur le sentiment des appuis des membres antérieurs, l'emploi des aides inférieures basé sur ces appuis et l'obtention et la conservation de la mise en main. C'est l'application au dressage de l'étude de la locomotion du cheval d'après l'enseignement du Capitaine Raabe qui comprend tout le travail à pied à l'aide de la cravache pour préparer le travail à cheval." (Institut français du cheval et de l'équitation)








Bibliographie : Mennessier de la Lance, Bibliographie hippique I, 74.

La reliure est l'œuvre du relieur espagnol de Barcelone H. Miralles connu pour ses excellentes productions présentées dans les expositions internationales.







Important ouvrage sur le sujet, ici présenté dans une luxueuse reliure parlante décorée de l'époque.

Superbe et exceptionnel exemplaire.

Prix : 2.500 euros

lundi 7 novembre 2022

Les entretiens de la Truche ou les Amours de Jean Barnabas et de la Mère Roquignard. Réimpression avec une notice (par Paul Lacroix). Tirage à 102 exemplaires. Un des 96 exemplaires sur papier de Hollande. Exemplaire de la bibliothèque du bibliographe Paul Lacroix dit Le Bibliophile Jacob.


[ANONYME]. [Paul LACROIX, le Bibliophile Jacob].

[FACÉTIE] [CURIOSA] Les entretiens de la Truche ou les Amours de Jean Barnabas et de la Mère Roquignard. Réimpression avec une notice.

Genève, chez J. Gay et fils, 1868 (de l'imprimerie de L. Czerniecki, Pré-l'Evêque, 40, à Genève)

1 volume in-12 (15,8 x 9,5 cm) de VIII-24-(4) pages.

Cartonnage bradel plein papier peint fleuri polychrome, titre doré en long au dos sur pièce de titre de maroquin rouge, non rogné, tête poncée, couverture imprimée conservée (les deux plats et le dos). Belle reliure d'époque non signée dans le style de Paul Vié ou Pierson.

Edition originale de cette unique réimpression tirée à 102 exemplaires seulement.

Il a été tiré "pour une Société de Bibliophiles" 96 exemplaires sur Hollande, 4 exemplaires sur Chine et 2 exemplaires sur peau de vélin.

Celui-ci, un des 96 exemplaires sur papier de Hollande (numéroté à la plume).

Exemplaire de la bibliothèque du bibliographe Paul Lacroix dit Le Bibliophile Jacob.




L'Avant-Propos non signé est de Paul Lacroix. "Ce petit livret n'a pas encore obtenu les honneurs d'une insertion au Manuel du libraire, mais il mérite d'y être admis, comme rare, piquant et curieux. Rare : on ne le trouve cité que dans bien peu de catalogues ; piquant : il n'est pas moins gai, ni moins spirituel que les oeuvres poissardes de Vadé ; curieux : il nous fait connaître les moeurs des trucheurs ou trucheux, au milieu du siècle dernier. C'est là un de ces facétieux opuscules de la littérature populaire au XVIIIe siècle ; il a été fait pour le peuple de Paris ; il ne s'est vendu que dans les carrefours et dans les halles ; il n'a jamais été étalé dans la boutique d'un libraire ; on le criait probablement dans les rues, ainsi que ces canards en vers ou en prose, qui s'imprimaient alors avec approbation et permission du lieutenant de police." (extrait de l'Avant-Propos).

Pourtant certainement tiré à grand nombre d'exemplaires, la plupart pour ne pas dire tous, ont été détruits depuis, "anéantis entre les mains des ouvriers et des marchands". Cette réimpression a été faite sur l'exemplaire La Vallière, d'une édition datée de 1754 (ou plutôt 1745).





"Nous avons là une peinture de la vie des gueux ou mendiants, qui avaient été chassés des Cours des Miracles et enfermés à l'Hôpital général, par la police de Louis XIV, mais qui n'avaient pas moins gardé leurs habitudes de truche ou de gueuserie et qui gagnaient encore d'assez bonnes sommes aux dépens de la charité publique, qu'ils savaient toujours intéresser en simulant des infirmités et des misères factices. La mendicité n'avait pas cessé d'être un métier lucratif, sous le règne des philosophes réformateurs." (extrait de l'Avant-Propos).


Provenance : de la bibliothèque de Paul Lacroix (1806-1884) dit le Bibliophile Jacob, le plus célèbre des bibliographes et polygraphes du XIXe siècle. Aucune mention ou ex libris ne permettent d'identifier cette provenance qui cependant est attestée par le fait que ce volume a été acheté en même temps que d'autres volumes du même genre (réimpression des raretés bibliographiques), tous reliés en cartonnage plein papier à la bradel, avec l'un des volumes de cet ensemble imprimé au nom de Paul Lacroix. Tous ces volumes ont été reliés de la même manière pour le Bibliophile Jacob, probablement dans la fin des années 1870 ou le début des années 1880. On sait que le Bibliophile Jacob s'était fait faire un ex libris pour les livres de sa bibliothèque à cette période. Ces volumes ne le contiennent pourtant pas. Chaque volume acquis de cet ensemble ont été préfacé par le Bibliophile Jacob ou édités par ses soins.


Les exemplaires en éditions du XVIIIe siècle de ce texte sont aujourd'hui introuvables sur le marché, à tel point qu'il ne reste pratiquement plus que cette réimpression tirée à très petit nom d'exemplaires pour en fournir le texte. Seule la Bnf et la bibliothèque de Rouen (fonds Leber) possèdent un exemplaire d'édition de 1745 et 1754 (Cf. CCfr).


Très bel exemplaire, parfaitement conservé dans un très élégant cartonnage d'époque à la bradel en papier peint, de provenance de premier ordre.

Prix : 600 euros