samedi 25 juillet 2015

Quinze poèmes d'Emile Verhaeren illustrés de 57 bois gravés par Frans Masereel (1917), suivis d'un Souvenir à Verhaeren par Octave Uzanne. Un des 1.350 exemplaires sur papier anglais.




Emile VERHAEREN / Frans MASEREEL illustrateur

QUINZE POEMES D’ÉMILE VERHAEREN illustrés de 57 gravures sur bois, dessinées et gravées par Frans Masereel et suivis d'un souvenir à Verhaeren par Octave Uzanne.

Edition Georges Crès et Cie, Paris, 1917

1 volume grand in-8 (26,5 x 19,5 cm) de CIII-(1) pages. 

Reliure de l'époque demi-chagrin marron à coins, dos lisse orné, tête dorée, relié sur brochure, non rogné, couverture crème imprimée en noir avec un bois gravé conservée. Pages imprimées au verso seulement (sans retiration). Très bon état, infimes frottements et légères insolations à la reliure. Reliure signée des ateliers des Librairies Flammarion (Paris) avec étiquette.



TIRAGE A 1.555 EXEMPLAIRES.

CELUI-CI, UN DES 1.350 EXEMPLAIRES SUR PAPIER ANGLAIS.

Avec 15 ex. sur Japon et 190 ex. sur papier Fabriano.


« Il restera comme une des curiosités de sa bibliographie, dont la multiple splendeur est appréciée des bibliophiles contemporains qui possèdent déjà des belles éditions de Deman, de Georges Crès, de l'artiste Lucien Pissaro, celles illustrées par Odilon Redon et Georges Minne et tant d'autres, décorées avec un si pur éclat ornemental par l'excellent peintre Théo van Rysselberghe, l'ami, le compagnon de toujours, le maître portraitiste d'Emile Verhaeren. » (Octave Uzanne)


« La décision de la maison des éditions Georges Crès d'apporter le maximum de symétrie, de cohésion et d'équilibre à la physionomie typographique de ce noble livre par l'impression des vers « à la suite » aurait également trouvé une nouvelle justification dans la valeur puissamment décoratrice de son illustration. Le dessinateur belge Frans Masereel est un solide, synthétique et sobre xylographe, à la façon ingénue et fruste des vieux maîtres « graveurs-intalleurs » primitifs de l'école de Harlem. Son talent est complet, vigoureux, savant dans sa virtuosité de simplification et de naïveté. Ses bois gravés ont la mâle vigueur de ceux qui, aux premières heures de la xylographie massive, s'imprimaient, à grand renfort de bras, sur la rugosité des papiers à chandelle. Ces intailles sur bois ont la brutalité nécessaire, voulue, celle qui affirme l'intensité des beaux noirs et la valeur des blancs lumineux. Elles nécessitent des encrages à plein rouleau et répudient toute miévrerie dans leur entourage, soit dans les caractères typographiques qui doivent être forts et gras, soit surtout dans la valeur d'ensemble des pages qui, pour les habiller avec ampleur, doivent fournir un texte étoffé et nourri de lignes en formation compacte. L'art de Frans Masereel s'apparente au génie flamand d'Emile Verhaeren, tout en puissance et en franchise, souvent en violences et en rudesses. Les influences de ces deux modernes sont également lointaines et, s'il fallait indiquer la descendance de leurs véhémentes qualités ataviques, il conviendrait de remonter aux peintures turbulentes des anciens maîtres des Flandres en liesse. Il faudrait les apparenter à ceux qui vécurent aux temps des kermesses déchaînées, dont Verhaeren, en certaines parties de ses poèmes, a si prodigieusement évoqué les batailles sexuelles, les grossières ivresses, le tintamarre des ruts, des vociférations, des hoquets et des vomissements. Frans Masereel n'est pas sans rappeler Brakenburgh, Téniers et Jean Steen dans quelques-unes des pages illustrées de cet ouvrage, mais dans nombre d'autres le modernisme de sa vision des pays houillers et son individualité se font jour et témoignent de son indéniable originalité d'interprète conscient de la vie belge. » (Octave Uzanne)





BEL EXEMPLAIRE DE CE SUPERBE OUVRAGE.

Prix : 550 euros


mardi 21 juillet 2015

Les coiffures excentriques au XVIIIe siècle sous Louis XVI par Octave Uzanne (1895). 100 planches de coiffures rehaussées à l'aquarelle. Bel exemplaire joliment relié à l'époque.





Octave UZANNE

LES COIFFURES EXCENTRIQUES AU XVIIIe SIÈCLE. COIFFURES DE STYLE. LA PARURE EXCENTRIQUE EPOQUE LOUIS XVI. Cent planches imprimées en plusieurs tons et rehaussées à l'aquarelle.

Paris, Edouard Rouveyre, 1895

1 volume in-24 (11,5 x 8,5 cm), 38 pages d'introduction par Octave Uzanne et 100 planches rehaussées à l'aquarelle et imprimées dans un encadrement or, légende de chaque planche (nom de la coiffure) en regard.

Reliure de l'époque demi-maroquin parme à coins, filets dorés, dos lisse orné d'un encadrement mosaïqué de maroquin bleu nuit avec pièce de titre de même, tranche supérieure dorée, relié sur brochure, couverture imprimée sur papier fin bleu conservée. Excellent état. Très frais. Reliure classique mais néanmoins originale par le décor du dos (voir photo).




TIRAGE A PETIT NOMBRE (non précisé).

Il a été fait un tirage à 50 exemplaires sur papier du Japon (planches livrées en portfolio, dans le même format). Ce tirage n'est pas indiqué imprimé dans le volume. Il a été achevé d'imprimer le 25 mai 1895 par Edouard Crété à Corbeil, pour Edouard Rouveyre, éditeur à Paris.




La longue présentation d'Octave Uzanne donne une idée précise des différentes modes qui eurent cours sous le règne de Louis XVI concernant le port des perruques, toutes plus excentriques les unes que les autres. Depuis la coiffure à la Reine Marie-Antoinette à la coiffure Hérisson en passant par la coiffure de nuit à la voluptueuse ou à la pouf, c'est un panorama complet de la coiffure des dames que nous donne ici Octave Uzanne d'après les documents authentiques reproduits d'après les originaux par De Laubadère.




On trouve en tête de l'introduction une page de faux-titre indiquant : Bibliothèque du Costume. On trouve un autre faux-titre en tête du volume indiquant : La Mode Féminine au XVIIIe siècle. Ces deux faux-titre laissent penser qu'Octave Uzanne et l'éditeur Edouard Rouveyre avaient alors sans doute l'idée de publier d'autres volumes sur le sujet des modes anciennes.

Ce volume se rencontre assez rarement en belle condition.




BEL EXEMPLAIRE EN JOLIE RELIURE DE L’ÉPOQUE.

VENDU


Sensations et Souvenirs par Jean Lorrain (1895). Edition originale avec envoi autographe à Charles Buet. Reliure de l'époque. Rare.




Jean LORRAIN

SENSATIONS ET SOUVENIRS.

Paris, Bibliothèque-Charpentier, E. Fasquelle, 1895

1 volume in-18 (18,5 x 12,5 cm), (4)-322 pages.

Reliure de l'époque demi-basane bleue. Bon état général, dos passé viré au vert. Un coin de la reliure est cassé. Intérieur uniformément bruni (papier ordinaire). Les couvertures du brochage n'ont pas été conservées.

PRÉCIEUX EXEMPLAIRE DE DÉDICACE OFFERT A CHARLES BUET.

Avec cet envoi autographe de Jean Lorrain :

"à Charles Buet retrouvé ... ces [SENSATIONS ET SOUVENIRS] d'un voyageur oh bien excédé cette fois ! son ami Jean Lorrain"

"Fils d'un épicier de Saint-Jean-de-Maurienne, Charles Buet fit ses études au collège de Saint Pierre-d’Albigny avant d'étudier brièvement à la Faculté de Lyon, et de devenir correspondant du Courrier des Alpes et du Journal de la Savoie. En 1867, il fut embauché à L'Univers, journal ultramontain et volontiers polémique dirigé par Louis Veuillot. Il subit également l'influence du philosophe catholique Ernest Hello. Buet fit un bref séjour à La Réunion, où il collabora au journal catholique local La Malle et, accusé par des périodiques concurrents d'histoires de mœurs, fut à l'origine d'émeutes qui eurent lieu à la fin novembre 1868, à la suite desquelles il dut quitter l'île. Il publia un ouvrage de souvenirs sur ce séjour (Trois mois à l’île Bourbon, Journal d’un étudiant), ainsi que deux livres sur Madagascar, où il n'était jamais allé. Il voyagea également en Égypte où il rencontra sa future femme, également savoyarde et sœur des explorateurs Ambroise et Jules Poncet. À partir de 1869, il publia de nombreux romans à prétentions morales, des romans historiques, des contes, et fit jouer en 1881 une pièce de théâtre, Le Prêtre, au théâtre de la Porte-Saint-Martin. Profondément catholiques et conservateurs, ses ouvrages sont aujourd'hui souvent oubliés. À Paris, il fréquentait le café Banier, célèbre café littéraire installé alors rue des Saints-Pères et il tenait un salon littéraire avenue de Breteuil (VIIe arrondissement) où il recevait beaucoup d'écrivains catholiques, volontiers polémistes, qui exerçaient sur lui une influence sensible dans ses articles. S'y réunissaient Jules Barbey d'Aurevilly, Léon Bloy (avec qui il se fâcha en 1892 à propos de la tombe de Barbey d'Aurevilly), François Coppée, Joris-Karl Huysmans, Jean Lorrain, Laurent Tailhade, Jean Moréas, l'occultiste Stanislas de Guaïta, la cantatrice sur le retour Roselia Rousseil, mais aussi toute une bohème que ses inclinations politiques portaient davantage vers l'anarchisme, comme Félix Fénéon, Paul et Victor Margueritte ou Oscar Méténier. Sarah Bernhardt y était reçue et Gustave Guiches y a "fait ses classes" d'apprentissage de la vie parisienne. Huysmans, qui a pris Buet comme modèle de M. Chantelouve dans Là-Bas, évoque cette foule hétéroclite et bigarrée : « Le plus bizarre ramas de gens : des cuistres de sacristie et des poètes de caboulots, des journalistes et des acteurs, des partisans de la cause Naundorff et des placiers en sciences louches... Chantelouve était cordial, d'esprit grassouillet, d'entrain pressant. Il inquiétait bien un peu les analystes par son regard de bagne qui passait quelquefois sous les verres fumés de son binocle. »"

"Quant à Jean Lorrain, il écrivait à Oscar Méténier au sujet de Buet : « Il est trop laid, trop bas d'instinct, trop sacristain de petite église... Il est vicieux avec gloutonnerie par égoïsme et cochonaillant. »"

"Des difficultés financières le contraignirent à quitter Paris pour retourner en Savoie, à Thonon-les-Bains. Il écrivit des romans historiques non dénués d'invention qui eurent un certain succès. Il fut accepté par les sociétés savantes locales comme historien savoyard et devint membre de l’Académie de Savoie en 1882, vice-président de l’Académie chablaisienne. En 1894, il retourna à Paris où il mourut, en 1897, à l’âge de 51 ans, quatre mois après son épouse." (source : Wikipédia).

Ce volume contient de nombreux textes publiés entre 1892 et 1893 ainsi que d'autres publiés ici pour la première fois. On trouve : ENFANCE - Cloches de Pâques - Le crapaud - Nuit de veille JEUNESSE - Chez Artonia (Repris dans Quelques hommes, 1903) - L'âme des ruines LES ARTISTES MYSTERIEUX - Venezia bella (Pré-publié dans L'Echo de Paris du 2 juin 1893) - La dame en vert (Pré-publié dans L'Echo de Paris du 30 juin 1893. Republié dans La Plume du 15 avril 1901, sous le titre "Portraits oubliés". Servira de prologue à Sonyeuse dans la réédition de 1903 chez Ollendorff) - Trois têtes CONTES D'UN BUVEUR D'ETHER - Le mauvais gîte - Une nuit trouble - Réclamation posthume - Un crime inconnu - Les trous du masque - Le visionnaire (Pré-publié dans L'Echo de Paris du 2 décembre 1892) - Le possédé (Pré-publié dans L'Echo de Paris du 18 décembre 1893) - La main gantée (Pré-publié dans L'Echo de Paris du 28 novembre 1893) - Le double SOUVENIRS - Propos de vernissage - Les niais de Malhantôt - Un étrange jongleur - Dolmancé (version remaniée de deux textes : "Logis de poète" (paru dans L’Événement du 25 août 1887) et "L’Honorable Georges Selwyn" (paru dans L’Écho de Paris du 29 août 1891). Repris dans Quelques hommes, 1903). - Les contes (Pré-publié dans L'Echo de Paris du 15 décembre 1893 et intégrant la version abrégée d'une chronique sur Andersen , "Fleurs de rêve. La Reine des Neiges", parue dans L'Echo de Paris du 14 décembre 1892. Servira de préface, avec de légères variantes, à Princesses d'ivoire et d'ivresse, 1902) - Légende des trois princesses (Pré-publié dans L'Echo de Paris du 23 février 1894. Repris dans Princesses d'ivoire et d'ivresse, dans la section "Princes de nacre et de caresse") - Conte pour la nuit des rois (Pré-publié dans L'Echo de Paris du 9 janvier 1894. Repris dans Princesses d'ivoire et d'ivresse, dans la section "Contes de givre et de sommeil", sous le titre "La princesse Neigefleur") - Conte du bohémien (Pré-publié dans L'Echo de Paris du 27 mars 1894. Repris dans Princesses d'ivoire et d'ivresse, dans la section "Princes de nacre et de caresse"). Nota : le Conte du bohémien, lumino-conte en quatorze tableaux, décors d'André des Gachons et musique de Charles Silver, sera représenté début décembre 1895 au Salon des Cent de La Plume. BALE - Le Rhin - Les trois rois - Le marché - Pluie et spleen - Une restauration - Un Holbein - Un primitif allemand - Un Manuel Deutsch. (source : www.jeanlorrain.net)

PRÉCIEUX EXEMPLAIRE DÉVOILANT QUELQUES BRIBES D’AMITIÉ LITTÉRAIRE HYPOCRITE.

Prix : 850 euros

mercredi 15 juillet 2015

Bibliophilie Curiosa & Erotica : Manuel d'érotologie classique de Forberg (De Figuris Veneris) traduit en français par Alcide Bonneau pour l'éditeur Isidore Liseux. Tirage unique à 100 exemplaires sur beau papier de Hollande. Exemplaire en reliure plein maroquin doublé maroquin.



FORBERG (Fréd.-Ch.) - Alcide BONNEAU (traducteur)

MANUEL D'ÉROTOLOGIE CLASSIQUE (De Figuris Veneris) par Fréd.-Ch. Forberg. Texte Latin et traduction littérale par le Traducteur des Dialogues de Luisa Sigea (Alcide Bonneau).

Imprimé à cent exemplaires pour Isidore Liseux et ses amis, Paris, 1882. [Typographie Ch. Unsiger, Paris]. 

2 volumes in-8 (20,5 x 14 cm), XV-239-(1) et (2)-238-(1) pages. Belle impression sur papier vergé de Hollande.

Reliure triplée plein maroquin rouge vermillon poli et doublé bord à bord de maroquin rouge sang, gardes de de porc velours gris souris, triple gardes de papier crème, dos lisses, têtes poncées, autres tranches non rognées. Auteur, titre et millésime dorés au dos. (reliure moderne). La couverture du brochage du premier volume est conservée.



PREMIÈRE  ET RARISSIME ÉDITION EN FRANÇAIS.

TIRAGE UNIQUE A 100 EXEMPLAIRES POUR ISIDORE LISEUX ET SES AMIS.

De la futution - De la pédication - De l'irrumation - De la masturbation - Des cunnilinges - Des tribades - Du coït avec les bêtes - Des postures spintriennes - Toutes les postures érotiques sont décrites dans ce livre encyclopédique traitant exclusivement de la physiologie de l'amour physique. Friedrich Karl Forberg, philosophe et philologue allemand, né à Meuselwitz, dans le duché de Saxe-Altenbourg le 30 août 1770 et mort à Hildburghausen le 1er janvier 1848 a laissé son nom attaché à deux écrits : Sur le développement du concept de religion et De Figuris Veneris.


Forberg avait produit un travail de philologue et de lexicographe, distribuant en huit parties les renseignements, les détails, les traits de satire qu’en trente années de lectures il avait su découvrir non seulement chez les poètes grecs et latins, mais aussi chez les historiens, les moralistes, les lexicographes anciens, et même chez quelques Pères de l'Église, comme Tertullien ou saint Grégoire de Nazianze. Dans par cette démarche, il peut être comparé au « fous littéraires » décrit par André Blavier. Les auteurs universitaires se montraient alors fort discrets sur de tels sujets : la futution, la pédication, l’irrumation, la masturbation, le cunnilingus, les tribades, les différentes formes de coït et autres positions sexuelles — tels sont les sujets minutieusement examinés par Forberg du seul point de vue de l’histoire littéraire classique ou néo-classique, en adjoignant aux écrivains de l’Antiquité un petit nombre de modernes dont Nicolas Chorier. Le traducteur Alcide Bonneau souligna que « dans chacun des chapitres, il a même trouvé à faire des subdivisions, comme le sujet le requérait, à noter des particularités, des individualités, et le contraste entre cet appareil scientifique et les facétieuses matières soumises aux lois rigoureuses de la déduction et de la démonstration, n’est pas ce qu’il y a de moins plaisant. Un grave savant d’outre-Rhin était peut-être seul capable d’avoir l’idée de classer ainsi par catégories, groupes, espèces, variétés, genres et sous-genres toutes les sortes connues de voluptés naturelles et extra-naturelles, d’après les auteurs les plus dignes de foi. » Forberg intervient en son nom dans de rares passages, tenant à marquer qu’il n’est, ici ou là, pas « homme à chercher de la gloriole en dévoilant les résultats d’expériences personnelles. » Au seuil de son chapitre sur la pédication, il précise qu’il est, quant à lui, « tout à fait étranger aux pratiques de ce genre. » Il laisse à ses lecteurs, aux « gens experts », le soin de décider s’il est vrai que « quiconque une fois a irrumé, ne peut plus s’en passer ». Le critique Pascal Pia remarqua en 1959 « qu’on ferait injure à Forberg en le considérant comme un Cosinus littéraire qui n’aurait su que par ouï-dire comment l’esprit vient aux filles. À la manière dont il parle de son ignorance des cas peu ordinaires, ou de “l’honnêteté des mentules de Cobourg”, nous ne saurions l’imaginer autrement que surveillant d’un regard en coin l’effet que ses propos font sur nous… ». (Source : Wikipedia)

Il est mentionné au bas des couvertures que cet ouvrage, imprimé dans les conditions légales pour l'éditeur et ses amis, ne doit pas être exposé aux étalages des libraires. 

Chaque volume, paru à quelques mois d'intervalles, était vendu 60 francs or, soit 120 francs or pour l'ouvrage complet, somme énorme pour l'époque quand un livre courant vaut 1 franc !


CETTE ÉDITION PRIVÉE POUR BIBLIOPHILES AVERTIS EST TRÈS RARE DE PAR SON TIRAGE TRÈS RESTREINT A 100 EXEMPLAIRES SEULEMENT.

BEL EXEMPLAIRE EN MAROQUIN PLEIN DOUBLÉ.

VENDU



mardi 14 juillet 2015

Les Campagnes Hallucinées de Emile Verhaeren, illustrées de 20 eaux-fortes par André Jacquemin. Exemplaire sur papier d'Auvergne avec deux suites des estampes. Reliure plein maroquin décorée par René Kieffer. Rare.



Emile VERHAEREN - André JACQUEMIN, illustrateur

LES CAMPAGNES HALLUCINÉES. Gravures de André Jacquemin. Gravure contemporaine, collection présentée par André Billy de l'Académie Goncourt.

Club du Livre, Philippe Lebaud, éditeur, 1962

1 volume grand in-4 (33 x 25 cm), 171 pages et 20 eaux-fortes hors-textes.

Reliure plein maroquin noir de l'éditeur, plats ornés d'un décor doré (maquette de René Kieffer), tête dorée, autres tranches non rognées. étui bordé. 2 suites de 20 planches (40 planches) sont conservées sous emboîtage (légèrement usé). Légers frottements. Excellent état.


NOUVELLE ÉDITION.

TIRAGE A 325 EXEMPLAIRES.

CELUI-CI, 1 DES 55 EXEMPLAIRES SUR AUVERGNE A LA FORME DU MOULIN RICHARD DE BAS, AUQUEL ON A JOINT UNE SUITE SUR JAPON NACRÉ ET UNE SUITE SUR RIVES.


Le détail du tirage est le suivant : 1 ex. unique sur Japon nacré contenant les dessins originaux et 2 suites ; 20 ex. sur Japon nacré avec suite et cuivres ; 55 ex. sur Auvergne avec 2 suites : 225 ex. sur Rives et 25 ex. hors commerce.

A la fin du volume on lit : "Les Campagnes hallucinées ont été composées à la main en Médiaeval Hollandais de corps 20 et achevées d'imprimer le 1er octobre 1962 sur les presses de Pierre Bouchet qui a également gravé les lettrines et les culs-de-lampe. Les eaux-fortes d'André Jacquemin illustrant l'oeuvre de Verhaeren ont été tirées sur les presses à bras de Georges Leblanc. Le décor de la reliure a été composé par René Kieffer. La réalisation a été assumée par Jean Paoli et Jean-François Fouquereau."


En présentation du volume on lit : "Le but de la collection "Gravure contemporaine" publiée sous la direction de Philippe Lebaud est de refléter les différents courants de l'art contemporain à travers la gravure. La plupart des grands peintres de notre époque gravent une partie importante de leur oeuvre : lithographie, gravure sur cuivre sous toutes ses formes (burin, pointe-sèche, eau-forte, aquatinte, manière noire) ou gravure sur bois. Si quelques-uns d'entre eux ont renoncé au pinceau et au crayon pour n'être plus que des graveurs, c'est qu'ils ont trouvé dans une matière, pourtant difficile à travailler, un moyen d'expression particulièrement riche et nuancé. Si l'on aime à donner à l'estampe un rôle décoratif dans l'ornementation murale, il semble, en définitive, que l'on éprouve un plaisir plus raffiné à la découvrir entre les feuillets d'un livre aux côtés des mots qui l'ont inspirée. En présentant tour à tour, avec l'éminent concours d'André Billy, les principaux graveurs actuels dans l'illustration de leur texte d'élection, nous désirons réaliser un panorama de la gravure contemporaine qui, nous l'espérons, servira la bibliophilie moderne et fera la joie de l'amateur d'art. Après Albert Decaris consacrant vingt burins au premier ouvrage de la collection Gravure Contemporaine, les "Maximes de La Rochefoucauld", Alexandre Alexeïeff vingt eaux-fortes aux "Contes d'Hoffmann", c'est maintenant André Jacquemin qui illustre de vingt eaux-fortes les "Campagnes Hallucinées" d'Emile Verhaeren."


André Jacquemin est né à Épinal le 3 septembre 1904 et mort à Paris le 18 septembre 1992, peintre et graveur. Il fut membre de l’Académie des beaux-arts et a été l’élève de Waltner et de Jean-Paul Laurens à l’École des beaux-arts de Paris. En 1929, André Jacquemin fonde, avec onze autres graveurs, la Société de la jeune gravure contemporaine et obtient, en 1936, le grand prix national des arts, attribué pour la première fois à un graveur. En 1937, il représente la gravure française à la Biennale de Venise. En 1953, il devient conservateur du Musée international de l'imagerie et du Musée départemental des Vosges à Épinal. Son épouse est décédée en 1991. On lui doit près de mille estampes, de nombreuses illustrations de livres (entre autres, L'Oiseau de Jules Michelet pour Les Bibliophiles de France). Ses œuvres figurent dans plusieurs musées français et étrangers.

"Le grand graveur français, fils de nos provinces de l'Est, a admirablement exprimé graphiquement la rare poésie du paysage lorrain qui connait sa plus grande beauté en hiver. Les vastes espaces neigeux, les grandes routes tragiques et désertes, les ciels lourds de l'hiver ont été magnifiquement évoqués par André Jacquemin..." André Dunoyer de Segonzac - Préface de l'exposition in "Galerie Nouvel Essor", 1971.

"Depuis toujours, Emile Verhaeren était l'un de mes poètes préférés. Illustrer son oeuvre me procura un profond sentiment de communion artistique. Pour traduire la force dramatique des "Campagnes hallucinées", les ciels lourds du nord, la triste beauté des paysages d'usines, j'ai employé les noirs puissants de l'eau-forte bien mordue..." (André Jacquemin)


Les Campagnes Hallucinées du poète belge Emile Verhaeren ont été publiées pour la première fois en 1893 à Bruxelles chez Edmond Deman. « Les Campagnes hallucinées » est un recueil de poèmes qui capte le passage d’un monde à l’autre, les hommes quittent les campagnes pour les villes, le caractère religieux du monde rural semble disparaître au profit d’une nouvelle religion : l’argent. L’exode rural semble le fil conducteur de ces poèmes qui soulignent le mal de l’homme moderne. La souffrance, la maladie et la mort sont les thèmes récurrents de ces textes. A ces poèmes témoins d’un changement radical, s'ajoutent des poèmes nommés « Chanson de fou » qui semblent complètement déraisonnables. On y frôle des univers cauchemardesques, hallucinatoires et profondément pessimistes. Dans ces poèmes, tout est très symbolique. On a volé les yeux du fou, le poète devient un épouvantail qui n’a plus aucune emprise sur le réel. Ce fou est en réalité bien différent des hommes, mais n’est pas si insensé. Il assène des vérités que l’on ne veut pas entendre, vérités qui demandent tout de même d’être déduites de certains symboles. Quand il évoque notre impuissance face à la perte d’êtres chers, nous sommes malheureusement et fatalement face à une réalité. L’écriture, moderne et musicale, reste admirable. Verhaeren fait des descriptions naturalistes, tout en y mêlant un caractère fantastique, comme dans ce poème où la mort devient une créature infernale et effrayante accompagnée de son cheval d’os. Son cœur est grignoté par des vers blancs. Au lieu de boire du vin rouge, elle boit le sang des villageois … On reconnaît bien ici l’esprit fin de siècle. Emile Verhaeren a un regard plutôt pessimiste et regrette ce monde qui change et condamne les campagnes. L’image finale de la bêche abandonnée souligne la mort du monde rural, cette bêche qui symbolisait auparavant la fertilité. (extrait de Critiques Libres).

TRÈS BEAU LIVRE, ICI DANS UN TIRAGE RARE COMPRENANT 60 EAUX-FORTES DE ANDRÉ JACQUEMIN.

VENDU


mercredi 8 juillet 2015

Dictionnaire Bibliophilosophique, typologique, iconophilesque, bibliopégique et bibliotechnique à l'usage des Bibliognostes, des Bibliomanes et des Bihbliophilistins par Octave Uzanne, polybibliographe et philologue. Réimprimé avec une Postface par les soins de Bertrand Hugonnard-Roche. Avec La Bibliophilie Moderne et La Reliure Moderne, par Octave Uzanne. [Paris, imprimé pour les Bibliophiles contemporains, 1896] Chez Bertrand Hugonnard-Roche, Alise-Sainte-Reine, 2015 [imprimé à Dijon].


Octave UZANNE / Bertrand HUGONNARD-ROCHE

Dictionnaire Bibliophilosophique, typologique, iconophilesque, bibliopégique et bibliotechnique à l'usage des Bibliognostes, des Bibliomanes et des Bihbliophilistins par Octave Uzanne, polybibliographe et philologue. Réimprimé avec une Postface [Octave Uzanne bibliophile moderne] par les soins de Bertrand Hugonnard-Roche. Avec La Bibliophilie Moderne et La Reliure Moderne, par Octave Uzanne.

[Paris, imprimé pour les Bibliophiles contemporains, 1896]

Réimpression augmentée, Chez Bertrand Hugonnard-Roche, Alise-Sainte-Reine, 2015 [imprimé à Dijon - juin 2015].

1 fort volume in-8 (24 x 15 x 5 cm), (5)-(8)-364-(4)-101-(13) pages, broché, dos carré collé, couverture en couleurs reproduction de l'originale de George de Feure, jaquette à rabats en couleurs reproduction de celle de Paul Berthon. 31 illustrations hors-texte en 2 états (noir et couleur) fac-similés des illustrations originales d'Oswald Heidbrinck. La page de titre, faux-titre et justification du tirage est également en 2 états (noir et couleur). La troisième couverture par E. Belville (originalement en vélin or et noir) a été reproduite également en couleur. Le corps du texte de l'ouvrage original d'Octave Uzanne a été reproduit en fac-similé. Les 101 pages à la fin (Garamond corps 12) comprennent la Postface inédite par Hugonnard-Roche et les deux textes d'Octave Uzanne. Les 13 dernières pages sont une table (inédite) des termes du Dictionnaire.


TIRAGE A 200 EXEMPLAIRES, TOUS SUR PAPIER BOUFFANT IVOIRE.


Le détail du tirage est le suivant : 176 exemplaires mis dans le commerce, accompagnés d'une lettre, d'une carte-autographe et de l'ex-libris du Bibliophilosophe, en fac-similés ; 24 exemplaires réservés à l'éditeur et à ses amis. Les 100 premiers exemplaires sont accompagnés d'un tiré à part du texte La Décoration des Livres aux Salons de 1898, par Octave Uzanne. Tous les exemplaires sont numérotés et paraphés à la main par l'éditeur.


Ce Dictionnaire Bibliophilosophique, destiné aux membres de la défunte société des Bibliophiles contemporains fondée par Octave Uzanne en novembre 1889, a sa place dans toute belle bibliothèque des Amis des Livres. Le tirage original à 176 exemplaires est devenu rare et les exemplaires qu'on rencontre parfois en salle des ventes ou chez les libraires d'ancien atteignent des prix élevés (le plus souvent entre 2.000 et 5.000 euros selon l'habit qu'on leur a donné et l'état de conservation). Il nous a donc semblé non seulement utile mais fort agréable d'en faire une jolie réimpression à l'usage des bibliophiles modernes du XXIe siècle. Le lecteur puisera, dans ces pages écrites avec la même indépendance d'esprit et la même volonté de caractère dont Octave Uzanne a pu faire preuve tout au long de sa carrière de bibliophile-publicateur-novateur, une foule de définitions utiles accompagnées d'un commentaire piquant, amusant et mordant.

Hâtez-vous ! aurait très certainement écrit Octave Uzanne. Cette réimpression sera vite épuisée et jamais réimprimée !

VIENT DE PARAÎTRE. (**)

Prix : 50 euros frais de port inclus (*)

Paiement par chèque bancaire à l'ordre de : M.  Bertrand Hugonnard-Roche, à adresser à M. Bertrand Hugonnard-Roche, 14 rue du Miroir 21150 Alise-Sainte-Reine, France. Les acheteurs étrangers peuvent régler par Paypal (55 euros frais compris) à librairie-alise@wanadoo.fr (nous demander une facture Paypal si nécessaire).



(*) Les frais de port s'entendent au tarif Colissimo pour la France métropolitaine et au tarif Livres-Brochures pour le reste du monde. D'autres options (recommandé, étranger prioritaire, etc) sont possibles sur simple demande moyennant supplément.

(**) Au 8 juillet 2015 il reste environ 70 exemplaires disponibles. Nous vous invitons à passer commande rapidement de cet ouvrage qui sera rapidement épuisé et qui ne sera pas réimprimé.




mardi 7 juillet 2015

Les Zigzags d'un Curieux par Octave Uzanne (1888). Rare tirage à 30 exemplaires sur papier Whatman avec double état du frontispice de Félix Buhot. Honoré de Balzac, les Femmes Bibliophiles, les Bibiophiles collectionneurs, les Publications posthumes, l'Hôtel Drouot et la curiosité, etc. Rare tirage. Superbe état.




Octave UZANNE

LES ZIGZAGS D'UN CURIEUX. Causeries sur l'art des livres et la littérature d'art par Octave Uzanne.

Paris, Maison Quantin, 1888

1 volume in-12 (19,5 x 14,5 cm), broché,  307 pages. Frontispice par Félix Buhot (ici en 2 états). Couverture rempliée noire imprimée or. Exemplaire à l'état proche du neuf conservé sous cartonnage de papier fort gris.

ÉDITION ORIGINALE.

TIRAGE A 1.065 EXEMPLAIRES.

CELUI-CI, 1 DES 30 EXEMPLAIRES SUR PAPIER WHATMAN.




Le détail du tirage est le suivant : 1.000 ex. sur vergé de Hollande, 30 ex. sur Whatman, 30 ex. sur Japon et 5 ex. sur Chine (non mis dans le commerce).

Notre exemplaire comporte un état supplémentaire du frontispice de Félix Buhot avec marges symphoniques (gravure à la pointe sèche tout autour de la gravure, comme cet artiste avait pour habitude artistique de le faire).

Outre un zigzag initial par Octave Uzanne (présentation du volume), on trouve dans ce volume les chapitres suivants : Les écrivains, le public et la réclame - Les Femmes bibliophiles -  Causons gravure (Henri Beraldi) - Les publications posthumes - A travers l'oeuvre de Honoré de Balzac - Les Bibliophiles collectionneurs - L'Hôtel Drouot et la curiosité - Les amateurs d'autographes.

Ce volume achevé d'imprimer le 15 mai 1888 regroupe des textes publiés pour la première fois dans la revue d'Octave Uzanne Le Livre entre le 1886 et 1888. Il est le pendant de Nos amis les livres paru deux ans plus tôt en 1886 et construit sur le même modèle (articles d'Octave Uzanne extraits du Livre entre 1884 et 1886).

RARE TIRAGE SUR BEAU PAPIER WHATMAN, ICI A L’ÉTAT PROCHE DU NEUF.

VENDU

Bérénice de Judée par J.-H. Rosny, illustrée par Léonce de Joncières (A. Romagnol, 1906). Tirage à 20 ex. sur Japon avec 3 états des eaux-fortes. Reliure plein maroquin signée René Kieffer. Superbe exemplaire.



J.-H. ROSNY

BÉRÉNICE DE JUDÉE. Illustrations de Léonce de Joncières gravées à l'eau-forte.

Librairie de la Collection des Dix, A. Romagnol, Paris, 1906

1 volume grand in-8 (28 x 18 cm), 23-(1) pages. 10 eaux-fortes dont 1 bandeau au début et 1 cul-de-lampe à la fin du volume, chacune en 3 état dont l'eau-forte pure, l'épreuve terminée avec remarque, l'épreuve terminée. Couverture imprimée avec le portrait des frères Rosny en vignette gravé sur bois d'après Louis Malteste (1 tirage à part sur Japon et 1 tirage à part sur papier pelure).

Reliure de l'époque plein maroquin janséniste vieux rouge, dos à nerfs, auteur, titre et millésime dorés, tête doré, encadrement intérieur de maroquin souligné de filets dorés avec feuille stylisée dans les angles, doublures et gardes de papier marbré, étui bordé (reliure signée René Kieffer - signature dorée au bas du premier contreplat et étiquette imprimée). Exemplaire très frais. Frottements au papier de l'étui.


TIRAGE A 350 EXEMPLAIRES.

CELUI-CI, 1 DES 20 EXEMPLAIRES IN-8° JÉSUS SUR JAPON AVEC 3 ÉTATS DES EAUX-FORTES.

EXEMPLAIRE IMPRIMÉ POUR MONSIEUR MONTANDON.


En plus de la tragédie de Racine et de la « comédie héroïque » de Corneille, Bérénice est aussi le personnage central du roman Bérénice de Judée de J.-H. Rosny aîné : « On sait que Bérénice servait aux plaisirs de Titus. Cette princesse exerçait un profond empire sur le jeune Auguste, et l’on s’attendait à ce qu’il en fit son épouse. Elle possédait le secret des voluptés orientales, un corps construit à miracle pour les attitudes et les danses, des yeux longs et souples, qui pouvaient peindre tous les sentiments, et cette bouche admirable qui avait asservi César à Cléopâtre. »


Publié aux éditions Borel en 1898, sous le pseudonyme Jacques Soldanelle, il fut réédité en 1906, chez A. Romagnol éditeur, à 350 exemplaires numérotés. Bien que signé J.-H. Rosny (nom de plume partagé avec J.-H. Rosny jeune), ce roman est attribué à J.-H. Rosny aîné par la convention littéraire de 1935 signée par les deux frères. (source : Wikipédia).


Dans l'histoire, Bérénice, aussi connue comme Julia Berenice, née vers 28, est une fille du roi Agrippa Ier. Elle descend des dynasties Hérodienne et Hasmonéenne de Judée. Elle est mariée très jeune à Marcus Alexander, neveu du philosophe Philon d'Alexandrie et frère de Tibère Alexandre, qui sera procurateur de Judée de 46 à 48. Après cette première union contractée à un jeune âge, Bérénice séjourne quelque temps à Alexandrie jusqu'à la mort de son époux Marcus. Elle est remariée encore jeune fille à son oncle Hérode, le roi de Chalcis (l'Iturée au sud-est de la Syrie romaine), dont elle a deux fils. Elle est à nouveau veuve vers 48 et se marie une troisième fois avec Marcus Antonius Polemo II, roi client de Cilicie (sud de la Cappadoce), qu'elle quitte pour revenir à Jérusalem auprès d'Agrippa II, son frère. À ses côtés, elle remplit les fonctions de reine, un statut qui lui est reconnu, alors qu'Agrippa II est marié. Elle devient la maîtresse de Titus, le fils de l'empereur Vespasien, pendant qu'il commande certaines légions qui tentent d'éradiquer toute résistance en Galilée (67-68). Leur liaison se poursuit pendant que Titus écrase la révolte juive de 66 - 70. Titus rentre à Rome pour assister à son triomphe (fin 70 -début 71) et Bérénice le rejoint vers 75. Il promet de l'épouser, mais devant le scandale, lorsqu'il devient empereur il renonce et la renvoie chez son frère en Galilée (79).


SUPERBE EXEMPLAIRE FINEMENT RELIE PAR RENÉ KIEFFER.

VENDU

samedi 4 juillet 2015

Les Cent Nouvelles Nouvelles du Roi Louis XI illustrées par Edmond Malassis (1931). 1 des 75 exemplaires sur Japon impérial avec 5 états des magistrales compositions de l'artiste. Rare.




LOUIS XI - Edmond MALASSIS, illustrateur

LES CENT NOUVELLES NOUVELLES attribuées au Roy Louis le Onzième. Sensuyt le présent livre des cent nouvelles nouvelles lequel en soy contient cent chapitres ou histoires ou pour mieux dire nouveaux compte à plaisance.

Se trouve chez Javal et Bourdeaux à Paris, 1931

1 volume grand in-4 (30 x 25 cm), en feuilles, XIV-255-(1) pages, couverture imprimée. 16 hors-texte gravés sur cuivre par Lorrain d'après les gouaches et aquarelles d'Edmond Malassis, imprimés en couleurs au repérage. 4 suite de ces 16 mêmes hors-textes (couleurs avec remarque, bistre, sanguine et bleu), soit un total de 80 eaux-fortes en couleurs pleine page. Lettrines et titres imprimées en rouge. Parfait état de l'ensemble.




TIRAGE A 590 EXEMPLAIRES.

CELUI-CI, 1 DES 75 EXEMPLAIRES SUR JAPON IMPÉRIAL AVEC 5 ÉTATS DES COMPOSITIONS DE MALASSIS.

Le détail du tirage est le suivant : 25 ex. sur Japon acien, 75 ex. sur Japon impérial, 150 ex. sur vélin et 300 ex. sur vélin, en outre 40 ex. sur Japon avec 2 interprétations supplémentaires (une par Manuel Orazi et l'autre par C. Farneti).

Edmond Malassis, né en 1874 (mort en 1940), était élève du peintre Gustave Moreau. Aquarelliste renommé ayant richement illustré de nombreux ouvrages pour les bibliophiles, il a laissé un nombre important d'exemplaires ornés d'aquarelles originales. Les Cent Nouvelles Nouvelles sont une de ses plus belles illustrations. Les 16 hors-texte sont de véritables petits tableaux fourmillant de détails pouvant servir à l'histoire du costume et du moyen-âge. Le tout servit par un humour efficace teinté d'érotisme paillard.




Les Cent Nouvelles nouvelles, dites du roi Louis XI, recueil de contes, composés de 1456 à 1461 à la cour du duc de Bourgogne Philippe le Bon, pendant le séjour que fit au château de Genappe le dauphin Louis, fils de Charles VII. Pour distraire les ennuis de l'exil du dauphin, chaque seigneur à son tour faisait un joyeux récit; dans l'édition publiée en 1486 par Ant. Vérard, les Nouvelles portent les noms de ceux qui les contèrent, et celles qui sont attribuées à Monseigneur, sans autre désignation, appartiennent, dit l'éditeur, au dauphin lui-même. Un secrétaire, ajoute la tradition, recueillit et rédigea ces histoires qui égayaient la cour de Bourgogne s'accorde, en effet, à reconnaître aux Cent nouvelles nouvelles un auteur unique, qui recueillit sans doute ses matériaux dans les réunions de Genappe, mais qui donna au livre sa forme et son style. A n'en pas douter, cet auteur est Antoine de La Sale, à qui l'on doit encore Les quinze joyes du mariage et l'Histoire du petit Jehan de Saintré. Il demeurait à Genappe, et son nom figure dans le recueil même, où se trouvent d'ailleurs les formes de pensée et de style particulières à ses autres ouvrages.




Référence : Carteret IV, 94 "Édition recherchée et cotée".




SUPERBE EXEMPLAIRE TEL QUE PARU DU TIRAGE SUR JAPON IMPÉRIAL AVEC 5 ÉTATS DES SPLENDIDES COMPOSITIONS DE MALASSIS.

VENDU


jeudi 2 juillet 2015

Les maîtresses d'une heure par François de Nion (1901). Un des rares exemplaires de tête sur papier de Hollande (10 ex.).



François de NION

LES MAÎTRESSES D'UNE HEURE.

Paris, Editions de la Revue Blanche, 1901

1 volume in-12 (19,2 x 16 cm), broché, 336 pages. Couverture salie, petites déchirures marginales. Intérieur frais, à grandes marges (parfois salies). Beau papier.

ÉDITION ORIGINALE.

1 DES 10 EXEMPLAIRES DE TÊTE SUR PAPIER DE HOLLANDE.


François Doré, comte de Nion, dit François de Nion, né à Pierrefonds (Oise) le 13 août 1856 et mort en 1923, est un romancier et auteur dramatique français. Né d'un père ministre plénipotentiaire, signataire du traité de Tanger en 1844, François de Nion entre à sa suite dans la diplomatie pour devenir attaché à l'ambassade de Paris, puis de La Haye. Démissionnaire en 1881, il entame sa carrière littéraire en écrivant pour La Nouvelle Revue. En 1888, il assure avec Casimir Stryienski la publication du Journal inédit de Stendhal. Il est rédacteur à La Revue indépendante de 1889 à 1891, époque à laquelle il publie ses premiers romans. Ses premiers succès lui viennent à partir des Façades (1898), « roman d'aventures mondaines », qui a pour ambition de mettre à nu les « façades » de la haute société parisienne, et qui se termine par une description du terrible incendie du Bazar de la Charité. À partir de 1907, il écrit aussi pour la scène, tout en contribuant, avec des contes et des critiques littéraires et théâtrales, à de nombreuses revues. (source : Wikipédia).

RARE GRAND PAPIER.

Prix : 200 euros